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Tome premier.
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DE GENEVE A LYON.

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les m °yens d’en parler après lui. Pour nous, notre admiration estPlus vive que celle du public; car, s’il peut juger à quel pointCe tte narration est correcte et bien faite, nous seuls pouvons® av oir avec quelle facilité et avec quelle promptitude elle a étéecr ite. César écrivait non seulement avec une aisance et une^%ance merveilleuses, mais il savait exposer ses desseins avecUlle clarté parfaite (1). »

Ou pourrait ajouter un dernier éloge, et ce serait peut-être lePilleur. César était vrai. On peut avoir une confiance presquea bsolu e dans ses descriptions, dans son récit si sobre, si mesuré

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ü une netteté si parfaite. Les historiens classiques du premierSl ècle, Suétone, Plutarque, Dion Cassius, ont bien souventm ^connu cette qualité maîtresse, l’exactitude, qui caractérise le8 ra nd écrivain militaire et politique. Dire que le principal mobileCésar a été « de piller des temples remplis de riches offrandes,e détruire des villes pour s’en faire une proie et non pour lesc hâtier, et par ce moyen amasser beaucoup d’or (2) » ; que « lepro-c °tisul, au comble de ses vœux, trouva sur tous les points desbasions de combattre et de triompher », ce n’est pas seulementv °ir les événements par leur petit côté, c'est fausser l’histoire (3).

a dénaturé et rapetissé le caractère de César et, du mêmeC ° Ü P) la politique de Rome en considérant la conquête de la^ a ule Chevelue comme un simple fait de guerre, comme un acteviolence et d’ambition. La situation était très critique en GaulePuis plusieurs années. Des Pyrénées au Rhin le pays était^urcelé, découpé en une foule de peuplades toutes jalouses lesUnes des autres, souvent en hostilité déclarée. A la faveur de cestensions, les Germains avaient plusieurs fois passé le Rhin.^ r ioviste avait d’abord mis le pied dans les provinces du NordaVec 15,000 hommes, et il en avait bientôt appelé à diverses

(') Hirtius, Préf. du Liv. VIII des commentaires de Bell. Gall. — Cf. la belleèCl ation de Quintilien : « eum eodem anitno dixisse quo bellavit. »oô ^ Rallia fana femplaque deum donis referia expilavit, urbes diruit, sœpius

$ r(E dam, quant ob delictum ; unde factum ut auro abundaret. — (Sueton.,34,)

13) E. Desjardins, Gaule romaine, t. II, ch. v.