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SECONDE PARTIE.
CHAPITRE TROISIÈME.
pour fortifier tous les points vulnérables de la rive gauche duRhône, entre le lac Léman et le Jura, de manière à empêcher lesHelvètes de forcer le passage du fleuve. Il les obligeait ainsi às’engager, avec leurs interminables convois, dans les défilés d uJura, dont la traversée ne pouvait être que fort pénible et surtouttrès longue. Pendant ce temps, il se rendait à grandes journéesen Italie, y levait en toute hâte deux légions, en faisait venir troisautres d’Aquilée en Illyrie, et, à la tête de cette armée, prenaitpar le mont Genèvre le plus court chemin de la Gaule transalp ine ’faisant 25 kilomètres par jour, culbutant sur sa route les Centronset les Caturiges postés sur les hauteurs des Alpes , et qui ^ ulmontraient des dispositions hostiles. César avait très exactementcalculé à l’avance le temps que les Helvètes mettraient à franchirles défilés du pas de la Cluse et à gagner ensuite les bords de l aSaône. Sa marche fut si rapide, qu’il arriva à temps pour les p r ^venir au passage de cette rivière et qu’il put les joindre à Bibracte(environs d’Autun), où il les réduisit à l’extrémité et les força àune soumission complète (1).
IV
Tout le succès de cette première campagne reposait, on le voit)sur la défense de la rive gauche du Rhône. Il fallait à tout p rlîCempêcher les Helvètes de traverser le fleuve pour passer dans l aprovince, sur le territoire romain. Or, le développement du Rhôn eentre le lac Léman et le pas de la Cluse est d’un peu pl uS c ^ e28 kilomètres (19,000 pas romains) (2). Dans cette partie de soncours, le fleuve est presque partout profondément encaissé e *-présente l'aspect d’une tranchée de 100 à 120 mètres de large ur ’les rives sont abruptes et très élevées, le courant rapide, I e P aSsage à peu près impraticable. En quelques endroits cependant etsur une étendue relativement assez restreinte, le lit est p' uS
(r) Voir pièce justificativ/e XIV.
( 2 ) Millia passuutn decem novem. (Cæs., Bell. Gall., I, 8.)