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Tome premier.
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DE GENÈVE A LYON.

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^ ar & e i la vitesse du courant et la profondeur beaucoup moindres,es carpe et la contrescarpe des deux rives plus adoucies, le^ euve à peu près guéable. C’étaient là les points faibles delà lignedéfense où l’envahisseur pouvait tenter avec quelques chancessuccès une action offensive. Il était donc nécessaire de fortifier,SUr la rive gauche, le talus de la montagne partout où la nature lere ndait accessible, et de le convertir en un solide retranchement.*" e tte fortification de campagne, dont il ne reste presque plus rienau J°urd’hui, a été l'objet d’ une étude très complète de la part^ Utl officier supérieur d'artillerie, M. le baron Stoffel, chargéspécialement par l'empereur Napoléon III d’une reconnaissancetopographique et militaire destinée à élucider définitivement cetépisode de la première campagne des Gaules. Le texte de Césarqu’il fit construire, sur 19,000 pas, un mur et un fossé, milliaP°ssuum decem novem murum, in altitudinem pedum sexdecim,f° s samque perducit (1). On ne retrouve pas ici, il faut l’avouer,exac titude et la précision ordinaires de l’historien ; et quelquesCri tiqu es un peu superficiels ont pu croire qu’il s’agissait d’un°Uvrage continu entre le Léman et le Jura. Il n’en est rien. Lebranchement de César, tnurus fossaque, n’était pas et ne pouvaitP as être un mur dans l’acception ordinaire du mot. Un mur n’aurait^ d’ailleurs qu’un faible obstacle; les matériaux auraient étéassez difficiles, sinon à trouver, du moins à mettre en œuvre surplâce; et très certainement, si l'on avait construit un véritableItlUr ) on en retrouverait des traces nombreuses.

César disposait de près de 10,000 hommes : 5,000 de la légionétait dans la province et 5,000 nouvellement levés. C’étaitPlus qu’il lui en fallait pour exécuter rapidement une fortificationoarnpagne qui ne devait présenter par elle-même aucune diffi-Cu lté. Tout le mérite est dans la conception du travail et laP r °niptitude de l’exécution. Il était inutile, d’ailleurs, de créerar tificiellement une défense continue, puisque les deux rives du^ l0 ne présentaient déjà presque partout une escarpe et une

(*) Cæs., Bell. Gall., I, 8.

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