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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE TROISIÈME.
contrescarpe naturelles tout à fait inabordables. L’œuvre deCésar se réduisit donc à la mise en défense de tous les points vul-nérables, de tous les talus éboulés et pratiquement accessibles’Ces points principaux sont au nombre de cinq et ont été relevésavec le plus grand soin dans le rapport de M. le commandantStoffel :
la
i° En aval d’Aire-la-Ville, en face de Russin, qui est surrive droite ;
2 ° Au Nord de Cartigny ;
3° Au Nord-Ouest d’Avully ;
4° En aval de Chancy, des deux côtés de l'embouchure du ruisseau de la Laire dans le Rhône ;
5° Entre Cologny et le pas de la Cluse.
On y remarque encore quelques ondulations de terrains q ulrappellent le travail de l’homme.
Sur ces points, on profita des hauteurs moyennes, au pied des-quelles coule le fleuve, pour pratiquer dans le versant de la rivegauche, un peu au-dessous de la crête, une tranchée longitudinaled'une profondeur telle, que la grande paroi avait une élévation de16 pieds (4 ra ,75 environ). La terre provenant de l’excavation f utjetée le long de la pente du versant, et la crête fut garnie de pal 1 ®sades (i) ; c’était, en somme, un simple fossé, dont l’escarpe étaitplus haute que la contrescarpe et défendue par une muraille d epieux.
L’ensemble de ces travaux, exécutés sur les cinq points p rincipaux que nous avons indiqués, ne paraît pas avoir eu pl uS5 kilomètres de longueur, c’est-à-dire un peu moins que ledu développement du cours du Rhône.
César, avons-nous dit, pouvait disposer de 10,000 hommes. 0 npeut croire, d’après le commandant Stoffel, qu’il les distribua dela manière suivante : 3,000 hommes sur les hauteurs d’Avully’qui était vraisemblablement le quartier général; 2,500 à Genèvei
(1) Voir Hist. de Jules César, op. cit., t. II, liv. III, ch. ni, note, rapP orteplanche du commandant Stoffel.