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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE TROISIÈME.
donner ce mode d’attaque, ils se résignèrent alors à s'engagerdans le défilé du pas de la Cluse et peut-être dans d'autres défilésdu Jura pour gagner le plateau des Dombes et passer ensuite dansla vallée de la Saône, où ils devaient être, deux mois plus tard,réduits complètement à merci (i).
V
La vallée du Rhône, depuis le Gothard jusqu’à la mer, pré'sente une succession d’épanouissements ou de petites plaines,anciens bassins lacustres précédés et suivis de défilés plus ° umoins longs et étroits.
Ces défilés, véritables étranglements qui ferment de distanceen distance la vallée, peuvent être comparés aux bajoyers deportes gigantesques, et portent le nom caractéristique de « cluses »{clusa, cludo, fermé).
Nous avons décrit déjà dans un chapitre précédent cinq de cescluses du Rhône alpestre ( 2 ). La disposition est partout la même-Les falaises latérales sont à peu près verticales ; le plafond formeune série de seuils qui séparent les anciens lacs morainiq ueS >étagés depuis le glacier supérieur de la Furka jusqu’au Léman, et
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aujourd’hui transformés par le temps et la culture en plaines a dluvions d’une remarquable fertilité. La plus célèbre et la plus p 1 *-toresque de ces cluses valaisannes est celle de Saint-Maurice, resserrée entre les contreforts de la Dent de Morde et de la Dent duMidi, étroit couloir qu’il faut franchir pour arriver au grand ep anouissement du Léman. Après le lac, la vallée se resserre de nonveau, et c’est par une nouvelle cluse que le Rhône pénètre enFrance. Deux énormes massifs, l’un appartenant aux Alp eS ^ eSavoie et appelé la montagne de Vuache ou de Chaumont, 1 autrele Grand Credo, dernier promontoire de la chaîne du Jura, senibl entlui barrer le passage. Le fleuve est obligé de cisailler pour ainsi dm e
(1) Voir deuxième partie, ch. II, xxxiii.
(2) Voir deuxième partie, ch. I, m, iv, v.