DE GENÈVE A LYON.
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)'°n à Genève, n’est qu’à une centaine de mètres au-dessus duUv e. Ancienne forteresse des ducs de Savoie, rebâtie par
Ce tte barrière. Il s’enfonce dans la vallée, creuse son lit, entaille lar °che; et ses eaux vertes et transparentes roulent avec fracasdans u n ravin profond entre les talus presque à pic des deux mon-^ a gnes affouillées.
Avant l’annexion de la Savoie à la France, cette gorge resserrée^ a it un point stratégique de premier ordre. Deux petits forts laCor nrnandent encore aujourd’hui, bâtis tous deux sur les escarpe-nie nts du Credo. Le plus bas, traversé par la route de terre de
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^ a uban sous Louis XIV, détruite par les Autrichiens en 1814,e n était plus qu’une simple caserne que nos troupes reprirentVilement en faisant rouler sur elle des quartiers de roc qui l'écra-sent. Bien que reconstruite en 1824 et mise en état complet deSense, elle a le grave inconvénient de pouvoir être battue duIri °nt de Vuache, de l’autre côté du Rhône ( 1 ).
Le second fort, tout à fait moderne, est établi beaucoup plus hautSUr u ne sorte de terrasse de l'éperon de la Sorgia, et domine toute la^lée. Des galeries habilement dissimulées sont percées dans le ro-c her pour l’installation de batteries et font communiquer les deuxL^tspar une série de pentes et d’escaliers fort raides. L’ensemblePrésente un système défensif assez respectable. Les deux petitesCl tadelles sont pour ainsi dire accrochées aux flancs dénudés de
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a P f e montagne ; et leur relief est tellement accentué, qu’ellesPrissent être en encorbellement et suspendues sur l’abîme au^°ud duquel serpente le fleuve qui servait, il y a quelques années,e Lmite entre la France et la Savoie.
1 ar une sorte de confusion de mots qui, en fait, est assez bienJ Us tifiée par la nature des lieux, cette cluse du Rhône est appeléej^aéralement « Pas de l’Écluse »; et les deux forts portent aussiUtl e t l’autre le nom de « forts de l’Écluse ». L’échancrure étroite^ Profonde creusée par la nature est, en effet, comme une porteu fleuve ouverte sur la France. C’est la seule issue qui lui per-
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Marga, Gêogr. tnilit. Fontainebleau, 1879.