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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE TROISIÈME.

dislocation géologique à laquelle aucune force humaine ne pourraits’opposer.

La seule partie meuble du Credo est le contrefort à talus rapid econstitué par des terrains récents d’origine glaciaire, et le long desquels se déroule la ligne de Lyon à Genève, sur plusieurs kil°mètres de développement, entre Bellegarde et la limite franco*suisse. Tous ces terrains de transport s'appuient sur la massecalcaire du Jura et forment des talus en général assez raides, P* uSou moins dénudés et très perméables. Les eaux qui s'infiltre 0 *'peu à peu dans cette masse poreuse la gonflent comme une épong e ’détruisent lentement son adhérence et, après une série de pl° ieStièdes et les brusques fontes de neige qui en ont été la conséquence, ont fini par provoquer sa destruction et son ébouleraient

Des galeries de sondages et de recherches habilement pratiqué 5à différents niveaux ont permis de reconnaître que les eaux afiltration se réunissent dans un bassin inférieur formant une sort ede lac souterrain. Lorsque cette grande poche est remplie, * eSeaux doivent inévitablement chercher leur issue au dehors, et ell eSremontent comme par un siphon à la surface en traversant uneépaisse couche de cailloux roulés. Une forte dépression de terra 01— le ravin de la Buna — écoule les eaux superficielles. Mais> e °réalité, il existe deux cours d’eau superposés : — l'un app aren * : ’extérieur, qui ravine le talus de la montagne, c’est la Buna,l’autre caché, souterrain, qui la fouille dans ses couches profond* 3 ®’dont le débit très intermittent est formé par le trop-plein du p elac dont nous venons de parler, et qui a fini, à la longue, par amen® rla désagrégation subite et l’éboulement des terres meubles s°Prieures.

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Une particularité étrange de cette petite rivière souterrainela forme de ses galets roulés. Tout le monde sait que les caill° u *qui tapissent le lit et les berges de tous les cours d’eau torren 1ont une forme en général très régulière et n’ont point d ar ^ tevives. Leurs contours et leurs surfaces sont adoucis par les frott ements et les petits chocs mille fois répétés qu’ils subissent les °°contre les autres dans leur mouvement de progression lent et c ° n