DE GENÈVE A LYON.
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tlnu suivant la pente du torrent. Il en est de même des galets demer incessamment remaniés par le va-et-vient alternatif desVa gues. Ce qui les caractérise tous, malgré la différence de leur'°lume, c’est une même forme ellipsoïdale, plus ou moins allongée,mais toujours très sensiblement aplatie. Les cailloux du couloirs °uterrain de la Bunaont, au contraire, une forme sphérique d’unere gularité parfaite. Ce sont de véritables boules dont le diamètre' a ne de cinq à quinze centimètres, ne présentant aucun renfle-1Tlen t, aucun aplatissement, presque aucune aspérité, modelées etPolies comme si elles sortaient de l’atelier d’un habile tourneur.
Cette sphéricité presque absolue, qui semble tout d’abord assezdifficile à expliquer, paraît devoir être attribuée à la disposition!T1 ^ nie du couloir souterrain dans lequel les cailloux sont en réalitéPionniers. Ce couloir part en effet du petit lac intérieur, remontee Dsuit e presque verticalement, de telle sorte que les cailloux, rema-nies Sur place, sont soulevés lorsque les eaux grossissent, retombente,îs uite par leur propre poids, et tourbillonnent depuis un tempsln défini et probablement très considérable, sans mouvement de* ra nslation, dans un mélange de boue et d’eau qui les a polis uni-rmément et successivement sur toutes leurs faces comme leferait de la poudre d’émeri. C’est la seule explication rationnelle< i Ue 1 on puisse donner de cette singularité minéralogique ( 1 ).
VI
Un phénomène géologique bien autrement curieux signale cetteP ar tie du cours du Rhône. C’est la disparition subite et à peu prèsCo >nplète de ses eaux.
b) On peut comparer ces cailloux roulés de la Buna aux pierres rondes etP°l>es que l’on trouve quelquefois dans les entonnoirs des glaciers. La sphéricitéP r esqu e parfaite de ces entonnoirs en spirale et des pierres qu’ils renferment,^ Ust ifie bien les noms de « marmites des glaciers », « moulins des glaciers »,Seules des glaciers », qui leur sont vulgairement donnés. Les plus beauxh ântillons de ces entonnoirs arrondis et de ces pierres à peu près sphériquestrouvent dans le célèbre Gletscher-Garten, qui est une des curiosités de laVl ^e de Lucerne.