DE GENÈVE A LYON.
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au 9 u e et strident se détache sur le sourd mugissement de l'abîme;
sont les seuls habitants de ce site sauvage. Le fleuve et sesa b°rds sont tout à fait déserts ; et on se rappelle encore avec ter-reur le sort récent d’une petite embarcation montée par deux ra-meurs exercés qui, après avoir franchi entre Genève et l’Éclusepassages les plus difficiles, se laissèrent inconsidérément en-^> a £er dans le terrible défilé dont ils ne devaient plus sortir. OnV) t passer avec la rapidité d’une flèche, à plus de cinq cents^Ges de la gorge fatale. Des pêcheurs leur firent des signaux der esse, leur crièrent de s’échouer sur la rive au plus tôt. Le bruit^ ^ torrent couvrit leurs voix. L’embarcation continua sa coursee - Le gouffre l’attirait. En quelques secondes il l’avait engloutie,r °yée, et tout disparut à jamais.
bientôt après, le Rhône, toujours encaissé, reparaît au jour,
> par une brusque entaille de sa falaise septentrionale, reçoit la
Cas eade de la Valserine. Tout comme le Rhône, la Valserine se
P er d dans les fissures de son lit dérochés calcaires dont les falaises
P 1c j d’une quarantaine de mètres de hauteur, sont tapissées de
^ e gétation et couronnées d’arbustes d’une grâce incomparable.
e confluent des deux cours d’eau offre à l’artiste aussi bien qu’au
S e olog Ue un a j-(. ra {(. e f. un su j e t d’études d'une saisissante origina-hté.
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^lais c’est surtout à l’ingénieur et à l’industriel que la Perte du'One présente un intérêt d’une nature toute spéciale. L’extrême^ a pidité du fleuve est due moins à l’étranglement de la vallée qu’àa déclivité du lit. En cet endroit de son cours, le Rhône est unrre nt absolument démonté. C’est presque une chute, ou plutôtüne série de chutes d’eau, ce qu’on nomme d’une manière si juste1111 l< rapide ».
Entre la Perte du Rhône et le confluent de la Valserine, sur unP ar cours de cinq cents mètres environ, la pente est de près de