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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE TROISIÈME.
douze mètres. Bien que le fleuve soit en cet endroit à peu P r ^ Sinsondable à cause de l’impétuosité de son courant, et qu’il y altd’autre part de très grandes difficultés pour évaluer sa vitess ed’une manière quelque peu exacte, en raison des ressacs et de sbouillonnements de l'écume, on peut estimer à cent quatre-vingtsmètres cubes à peu près le débit en basses eaux. La puissancemotrice du Rhône, si on pouvait utiliser la totalité de son volum e >serait environ de vingt-cinq mille chevaux-vapeur. Le tiers seulement — huit mille chevaux environ — a été discipliné et transformé en force industrielle ; mais l’âpre défilé se prête mal à uninstallation pratique ; et cette force serait presque absolumentperdue si on n'avait trouvé le moyen de la transporter à unmètre plus loin sur le plateau de Bellegarde.
Le transport de la force à distance, dont l’étude est dep ulquelques années à l’ordre du jour, est destiné très certainemenproduire dans le monde de l’industrie une révolution non ni° ingrande que celle qui est résultée de la substitution des moteurnaturels aux moteurs animés. La force, source de tout travail) était»dans les temps anciens, demandée à peu près uniquement aux a* 11maux, souvent à l’homme lui-même. Depuis près d’un sièd e >
c'est l'eau, l'air, la vapeur, l’électricité qui sont les principaux p r °^
ducteurs de la force; et l'homme, émancipé de l'énorme trava
manuel qu’il était obligé de fournir, se réserve pour la direct* 0
intelligente de tous les moteurs inanimés. Or, ces moteurs, naturel®
et quelquefois même gratuits, existent à la surface de la terre
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quantité véritablement illimitée; et pour n’en citer qu’un,— 1— tout le monde sait l’inépuisable approvisionnement de f° r< ^que contiennent les réservoirs accumulés dans les montagnes, etpuissance du cours des fleuves depuis leur région supérieure j uSqu’à leur embouchure. On a dit et répété maintes fois que la d' u * ;seule du Niagara représentait une force suffisante pour faire m aI ^cher toutes les usines du monde entier. Le fait est théoriq uenl ^vrai. Sans recourir au Niagara, qui n’est pas à notre portée>est incontestable que le moindre torrent représente une f° rCnaturelle souvent considérable presque toujours perdue, et 1