DE GENÈVE A LYON.
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d e gravier couvert de quelques oseraies; et ce premier dépôt est' a Manifestation évidente de la transformation que vient de subirta régime du cours d’eau. La vitesse n’est plus aussi torrentielle,tae courant n’a plus la force d'entraîner toutes les matières meubles,P le rres, rochers, galets, qui lui étaient livrés par ses affluents,° u que les éboulements des montagnes latérales précipitaient'tans le thalweg de la vallée. Le torrent commence à déposeret à remblayer son lit; il devient fleuve, et l’industrie des trans-P° r ts peut commencer à l’utiliser. Un petit service de batel-tarie met en communication les deux rives du Rhône entre Pyri-“tont et Seyssel pour l’exploitation des couches d’asphalte donttas affleurements zèbrent les talus de la montagne. Mais le fleuveest encore étroit et resserré entre deux remparts de falaisesCa taaires ; et ce n’est qu’à l’aval de Seyssel, un peu après le con-sent du Fier, que les collines riveraines s’abaissent et s’éloignent,taa vallée s’élargit alors, et la plaine commence. Le fleuve ramifiéy serpente en lacis innombrables qui s’entre-croisent et donnentn aissance à un nombre considérable d'îles basses, submersibles,aux contours variables et indécis, que chaque crue colmate, ronge,pandit, déplace, quelquefois même fait disparaître, et qui sontdésignées sous le nom générique de « brotteaux ». A gauche, la
Plai
n e marécageuse de Chautagne conduit par degrés insensibles,
Sa ns la moindre dépression de terrain, au lac du Bourget, dont
et
e 'ta constitue en fait l’extrémité septentrionale, récemment corn-ue par les alluvions.
De même que le lac d’Annecy, le lac du Bourget est géologi-quement un affluent du Rhône. Les grands blocs erratiques que° n retrouve, alignés à 500 mètres de hauteur, sur les pentes desdeux versants du lac, et qui couronnent le poétique coteau deAsserve, attestent le séjour et le retrait de l’ancien glacierd e lphino-savoisien qui se bifurquait au Sud même de Chambéry,e *- dont l’une des branches suivait la vallée de Graisivaudan, endevant sur sa route l’apport des glaciers secondaires du Drac etd e la Romanche, tandis que l’autre s’engageait dans le couloir du^°urget, entre la Dent du Chien et le Semnoz, et se soudait par