LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.
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' ac Léman : tel est l’état actuel imposé par la configuration mêmeLeux, et rien ne peut faire prévoir qu’elle puisse jamais être
modifiée.
II
Lette situation change brusquement à Lyon. L’apport de laK a ° ne constitue tout d’abord une remarquable amélioration desCc mditions de navigabilité du Rhône. Celui-ci, qui coulait presquee *actement de l’Est à l’Ouest, se recourbe à angle droit et des-Cen d presque en ligne droite du Nord au Sud jusqu’à la mer. Il^ ev ient ainsi le véritable prolongement de la grande rivière bour-guignonne.
fè4 ;
Mais les régimes hydrauliques du Rhône et de la Saône dif-re nt d’une manière notable et sont, pour ainsi dire, opposés l’uni’autre.
L’alimentation du Rhône provient, en effet, de deux sourcesPrincipales très différentes :
10 Le trop-plein du lac Léman, qui se déverse en belle nappedans l’intérieur même de la ville de Genève; ce sont les eauxVa laisannes;
2 ° Les eaux torrentueuses de l’Arve, produit de la fusion et deégouttage de tous les glaciers qui tapissent les versants Nord et^uest du massif du Mont Blanc; ce sont les eaux savoisiennes.
Rien de plus inégal que les apports de cette dernière prove-aance. Au moment des débâcles glaciaires, l’Arve est sujette à^ es crues énormes , à de véritables déluges. Le déversoir deGenève présente aussi, de son côté, un écoulement des plus varia-bles J et nous avons vu que le débit moyen annuel du Rhône, às ° n entrée dans le lac de Villeneuve, pouvait être évalué à^°° mètres cubes par seconde, que le débit moyen de l’hivere ^ait à peine de 55 mètres cubes, et le débit moyen de l’été de74o mètres (1).
F.-A. Forel, Notice sur Vhistoire naturelle du.lac Léman.