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Tome premier.
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348
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348 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

A Genève, à la sortie du lac, les variations sont sans doutemoins considérables ; car le bassin du Léman fonctionne com nieun grand réservoir régulateur. Toutefois, d’après les chiffres deMM. Pestalozzi et Légler, le débit varie de 80 à 550 mètres cubesenviron par seconde, pour une variation de niveau du lac de p reSde 2 mètres (1).

' ' x.

En somme, le Rhône, alimenté par des torrents qui prennenaissance dans la région supérieure des Alpes, n’est lui-mêru eque le grand torrent troncal de toutes ces ramifications latérales'Il présente des eaux exceptionnellement basses en hiver, lorsq uetoutes les vallées qui débouchent sur le fleuve sont revêtues d un ecouche solide de neiges et de glaces. L’écoulement est alors à p eUprès nul pendant plusieurs mois. Au printemps, les neiges f° ndent, les glaciers se résolvent en eau, les torrents se gonflent,grand couloir du Rhône coule à plein bord. Pendant tout l’été ele commencement de l’automne, on est dans la période des grand eSeaux, des crues et des inondations.

Tout autre est la Saône. Elle prend sa source dans une rég lC,nmoyenne, dépourvue de glaces et de neiges éternelles. Les bo lShumides des Vosges qui entourent son bassin supérieur y P r ° v °quent des pluies d’automne et d’hiver de longue durée. A 1 ltlverse du Rhône, la Saône présente donc son plus bas étiag e ent é, ses pleines eaux et ses crues pendant la saison froide; nialSla régularité et la fréquence des pluies lui assurent un rég irnsinon constant, du moins beaucoup plus discipliné que celuiRhône, y permettent presque en tout temps la montée et la ^ eScente des convois, et facilitent toutes les opérations delà batell erlC

Ainsi les deux cours d’eau se complètent et se supplé enmutuellement; et le Rhône, qui, jusqu’à Lyon, n’était qu’un t° rrent à navigation intermittente et seulement estivale, devie nt ’grâce à son précieux affluent, une voie de communication P ermanente, sauf dans les circonstances accidentelles de brouilla 1 ^ 5 ’de glaces, de basses eaux ou d’inondations.

(1) F.-A. Forel, op. cit.