LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.
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m bouchures. Là, ils rencontraient les marines britannique et armo-^came et faisaient avec elles leurs échanges (i). Ils apportaientProductions variées du Levant et du bassin de la Méditerranée,ivoire, des tentures, des épices, des toiles, des étoffes de^ e > des objets de quincaillerie ; ils recevaient en retour de l’étain^ es îles Cassitérides (îles Sorlingues), du cuivre, des peaux, dea robre jaune surtout, dont on se servait comme d’une véritablem ° n naie (2).
Strabon nous a laissé le détail exact des trois principaux itiné—raires suivis :
j Le premier conduisait au Rhin. Après avoir remonté le Rhône,a Saône et le Doubs aussi haut que possible, les marchandiseslignaient, par un portage de terre, la région du haut Rhin etRendaient jusqu’à la mer du Nord (3).
Le second était celui de la Seine. On ne quittait la Saône( î ü apres avoir épuisé, pour ainsi dire,, tous les moyens de naviga-j l0n SUr cette rivière. Un portage de terre transbordait ensuiteMarchandises de la vallée de la haute Saône dans celle de la3u * e Seine; on traversait le pays des Lexoves et des Calètes, etn ^bouchait sur les rives de l’océan Britannique (4).
Le dernier enfin conduisait à la Loire (5). On quittait le RhôneProbablement à Lyon; on passait au marché de Feurs, forume £ l< $iavorum, au cœur du Forez; on descendait ensuite dans la^allée de la I -oire jusque dans le pays des Namnètes, des Vénètes,es Lictones et des Santons.
j 1 ) Cæs., Bell. Gall., 1 . III, c. vm.f Amédée Thierry, Hist. des Gaulois, t. II, pass.
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(Strab., Géogr., 1 . IV, c. 1.)