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Tome premier.
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354
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354 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

jalonnaient l’enceinte de distance en distance, et formaient autan!de bastions que flanquait la ligne continue de la fortification. A udevant, et lorsque les parois du plateau ne présentaient pas UIiefalaise à peu près à pic, comme celle qui surplombait le Rhôn e >on creusait un fossé assez large pour isoler le pied du rempart’mur était formé de gros blocs appareillés sans ciment et ench evêtrés de pieux et de troncs d’arbres; et l'ensemble de la fortification constituait ainsi une véritable citadelle avec ses glacis, s ° nescarpe, ses fossés, ses tours, ses bastions et ses ouvrages ex^"rieurs ; citadelle presque inexpugnable, si l’on se reporte auxmoyens d’attaque assez médiocres des époques primitives, et fldes hommes résolus pouvaient occuper pendant des mois enti erSavec une sécurité à peu près complète. La résistance pouvait êtren quelque sorte indéfinie. La seule limite était celle des vivres,du bois et de l’eau.

Cette question des approvisionnements, la plus importantetoutes, était loin d’être négligée.

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En première ligne venait l’eau. Lorsque quelques sourcestaient sur le plateau, on avait soin de les aménager avecprudente réserve; mais il fallait prévoir leur tarissement a P rcquelques semaines de blocus ou une sécheresse prolongée. A usS ’pour ne pas être exposés à mourir de faim, de soif et de froid sces plateaux en général assez arides, les différents groupesgrants étaient tenus d’apporter avec eux non seulement leur

leur vin et leur huile, et même des provisions pour lemais encore l’eau et le bois qui pouvaient à la longue faire

bétaiLdéfaut'en

Ces transports duraient plusieurs semaines ; et celui de 1 eaU $particulier avait lieu avec un nombre considérable de g ranamphores à deux anses dont le type nous a été parfaitement c °servé, et qu’on hissait à dos de mulet à travers les zigzags d e ^colline. On renouvelait plusieurs fois ces approvisionnentpendant le siège, lorsque les assaillants ne serraient pas deprès l’enceinte ou que l’on pouvait tenter des sorties avec q ue 4 ^chance de succès. Mais, dans la précipitation de ces va-et-vi e ^le long de sentiers étroits, encombrés de fuyards ou d'émig ra