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Ï-E CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.
jj e tout %e, de tout sexe et de toute nature, un très grand nom-
re de vases étaient brisés, et ceux qui survivaient à ces trans-
ae ments tumultueux étaient en général mis en pièces à leur
t0ur a Près avoir été vidés. Ainsi s’explique tout naturellement la
Quantité véritablement prodigieuse de débris de poteries dont les
murs de presque toutes les enceintes celtiques sont criblés, et qui
fissent quelquefois le sol des oppida.
^ndant l’été, les émigrants installaient à l’extérieur, et sou-
en t autour du mur d’enceinte, des gourbis de ramée, couverts
^ tentes grossières. Pendant l’hiver, on se mettait à l’abri sous
insérables cabanes construites de troncs d’arbres et recou-
Ver tes d’une épaisse toiture de chaume ou d’oseraies. Les bêtesde
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^ es hanfai
s °rnrne et les troupeaux paissaient au piquet ou en liberté en° rs des courtines, et l’on vivait ainsi tant bien que mal sousgars ou en plein air, en ménageant les provisions que l’onlsa *t cuire dans des fours assez habilement ménagés contré leParement intérieur du mur de ceinture. Au moment du danger,^Hmes, enfants et troupeaux étaient ramassés dans l’intérieur deI ence ' n te ; les hommes valides défendaient le pied de l’escarpe ;plus faibles réparaient les brèches de l’attaque, et l’on atten-1 de la fortune et du sort des armes l’heure de la délivrance ouCe He de la mort (i).
en semble de l’oppidum était, on le voit, assez semblable à la
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P ar t des villages kabyles, presque tous perchés sur de petitsanie I°ns d’un accès difficile; et leur physionomie générale devaiter *ter une certaine analogie avec celle des « douars » de l’Afri-
Prési
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actuelle, qui, depuis près de quatre mille ans, ont conservéS( î u e sans altération les traits caractéristiques des populations°rales et guerrières de la plus haute antiquité.
devait donc être l’oppidum de Fourvières à ces époques
f" H ARLEs Lenthéric, La Grèce et l’Orient en Provence, introd. Paris, 1878.G ^° Ur ces détails si précis : L'oppidum de Bibracte (Mont Beuvray), parP, a a LU OD; L’oppidum de Nages (Gard), par E. Flouest; Les ouvrages deforti-E ^ es °Ppida gaulois de Murcens, d'Uxellodunum et de l'Impernal, par
1 s Tag.\r ) et sur tout la nouvelle édition de VHistoire générale de Languedoc,
ch
xxxiv et notes. Toulouse, 1872.