le CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 357
^ en existait un sur le coteau de Saint-Irénée ou de Fourvières;" l’étage inférieur, qui se développait sur les berges des deuxNeuves et dans les îles du confluent, présentant un amas confusfle hangars, de huttes, de baraques, de lieux de dépôt pour lesMarchandises et de séjour pour les étrangers. C’était l 'emporium.
sommet, le « bourg » autochtone; à la base, la « marine »c °sniopolite : telle a dû être, telle a été, pendant de longs sièclesav ant notre ère, la constitution de la grande agglomération
lyonnaise.
V
Lorsque, l’an de Rome 696 (58 ans avant J.-C.), César pénétrafl a ns les Gaules, le pays était divisé en quatre parties très dis-cutes. Au Sud et à l’Est, un vaste territoire qu’on appelait la" Province », Provincta, et qui correspondait à peu près exacte-ment à nos trois provinces du Languedoc, de la Provence et duau phiné, formait déjà une partie intégrante de l'empire, et étaitAestiné à devenir bientôt, suivant l’expression de Pline, « unev éritable Italie (1) ». Le nom caractéristique de « Provence » a
Al a
ce conservé à la partie la plus méridionale de la Provincer °niaine, sur laquelle d’ailleurs les légions avaient déjà mis leP'ed depuis près d'un siècle, à la faveur des dissensions quie3c >staient entre leurs alliés les Grecs de Marseille et les peuplades•béro-ligureg qui occupaient toute la région littorale. La véritableCule indépendante et guerrière, celle qu’on appelait la « GauleChevelue », Gallia Comata, se composait de trois groupes trèsCnchés : au Nord les Belges, au Sud et à l’Ouest les Aquitains,au Centre les Celtes (2).
p h) Agrorum cultu, virorum morumque dignatione, amplitudine opum, nullij Vlnci aruvi postferenda, breviterque ïtaiia varius quant Provincta. — (Plin.,
■ fl'i C. IV.)
( 2 ) Gallia est omnis divisa in partes très, quarum unam incolunt Belgee, aliamitani, tertiam, qui ipsorum lingua Celtœ, nostra Galii appellantur... (Cæs.,Bel1 - Gall., 1. I, ,.)