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Tome premier.
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358
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358 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

Ils occupaient toute la région comprise entre le Rhin, l’Océan,les Pyrénées et la Province romaine. On l’appelait « les TroisProvinces », Très Provinciæ, ou «les Trois Gaules», T resGalliæ (i). Ces trois groupes étaient eux-mêmes fractionnés enun nombre considérable de tribus, n’ayant le plus souvent entreelles aucun lien fédératif, s’épuisant en démêlés perpétuels, étran

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(i) Les « Trois Provinces » ou les « Trois Gaules » — la Lyonnaise outique, l’Aquitanique et la Belgique — sont figurées sur une médaille d’argentGalba dont l’avers représente l’empereur à cheval avec la légende SERV. eAt ®*imp. , et le revers trois têtes de femmes avec des épis et la légende très gai-'- 1 '®'(Jac. Spon, Recherches des antiquités et curiosités de la ville de Lyon, ancie n ’ >ecolonie des Romains et capitale de la Gaule Celtique. Lyon, 1673. — De BoissiE^»Inscriptions antiques de Lyon. Lyon, 1846-1854.) Cette médaille fait p artieaujourd’hui du cabinet de France. — Cf. Duruy, Histoire des Romains.

Dans le partage des conquêtes de César entre Auguste et le Sénat, les q» a * r ^provinces qui constituaient la Gaule, — la Narbonnaise ou la Province prop rement dite, la Lyonnaise ou Celtique, l’Aquitanique et le Belgium, ’récemment agrégées à l’empire et trop remuantes pour ne pas être contenpar la force jusqu’à ce qu’elles fussent disciplinées et tout à fait « rqmanisêes ’ 1furent placées sous l’autorité suprême d’Auguste. L’habile et pacifique conuateur de César ne conserva l’administration de la Narbonnaise que P en ^

cinq ans et la rendit au Sénat couverte de colonies et intimement liée à 1de l’empire; mais il retint sous son pouvoir toute la « Gaule Chevelue », c

tions

à-dire les « Trois Provinces ». (De Boissieu, op. cit., c. vu.)

C’est à ces « Trois Provinces » que se rapportent les nombreuses inscripantiques sur lesquelles on lit: « Très Provinciæ Galliæ ». Nous ne citerons fideux de ces inscriptions qui rappellent le célèbre temple de Rome et d’Aug uétabli au confluent du Rhône et de la Saône par les soixante peuplades de« Gaule Chevelue ».

La première porte le nom de l’Arverne ou Auvergnat Caïus Servilius

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nus, prêtre attaché à la dévotion de Rome et de l’Empereur divinisé- eprêtres augustaux portaient indifféremment les titres de sacerdotes Ror> taAugusti, sacerdotes ad templum ou ad aram, ou même plus complètement sadotes Romæ et Augusti ad aram ad confluentes Araris et Rhodani.

L’inscription est ainsi conçue :

C ///// RVILIOM If ATIANOARVERNOG . SERVILLIIDOMITl . FILIOSACERDOTI . ADTEMPLVM . ROMAEET . AVGVSTORVMTRES . PROVINCIAEGALLIAE

La seconde faisait partie de quelque monument élevé à un prêtre ducollège, originaire du pays de Troyes :