360 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.
vives restassent sur le carreau. Cinquante ans avant César,philosophe Posidonius, voyageant à travers le pays des Celte s >nous a laissé la description de leurs sacrifices, de leurs sanglantprésages tirés des convulsions des mourants, de leur coutumebarbare de clouer à la porte des maisons les têtes de leurs ennemis, comme les paysans le font aujourd'hui pour les oiseaux 0nuit, souvent même, pour les plus illustres, de les renfermer soi'gneusement dans des cassettes après les avoir ointes d’huile d ecèdre, afin de mieux les conserver et les montrer avec orgueilaux étrangers (i). Toute cette masse vulgaire était dominée*presque asservie, par une aristocratie militaire, violente, brutale,querelleuse, avide de plaisirs grossiers, de festins prodigieux, d eparures riches et voyantes, entourée d’une clientèle innombrabled’hommes d’armes et de serviteurs (2).
« A côté, souvent même au-dessus de la puissance laïque deschefs militaires reconnus, se dressait un pouvoir sacerdotal presq ueabsolu, toute une légion de druides, constitués en une rigoureu sehiérarchie, sous la direction d’un prêtre suprême, gardien de l areligion et de la justice, seul dépositaire de la science divine ethumaine, acquise par un dur apprentissage et conservée avec unmystère jaloux, se conciliant les dieux par des sacrifices humam s <prononçant des châtiments pour les crimes, entretenant les masse 5dans une crainte superstitieuse et fulminant des anathèmes dontl’effet était d’exclure, comme impurs, de tout commerce et d etout contact, ceux qui en étaient frappés (3). »
( 1 ) Ttov 7rE56vrwv7ro>,efJtt(ov tà; xeçaXà; àçapoüvTs; 7repià7rrov(Ti tou;
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Xàpvaxi, xaÎTOÏ; gévot; éTciSetxvüouai aepLV'jvop-Evoi Sioti tÿ)<tSs tî|; xetpa),>j; twv rcp°Yti; ^ ttaT9)p xal auto; TioXXà xp'OjJ'-a’fa 8to6|Uva ovx eXaêe. (Diod. Sic., V, XXIX-J
Voir les bas-reliefs du monument d’Entremonts, près d’Aix en Provenc^représentant des têtes humaines coupées, et des cavaliers gaulois dont lesvaux portent, attachées au poitrail en guise de trophée, les têtes des enn®vaincus.
(2) Cæs., Bell. Gall., 1 . VI, xill et seq.
(3) D r Otto Hirschfeld, Lyon à l’époque romaine. Vienne, 1877»Aluaer, Revue épigraphique du midi de ia France, i 8 jç.
Id., La Gaule et les Gaulois, d’apres les écrivains grecs et latins. Paris,
Voir surtout le chapitre deuxième du tome II de VHistoire de Jules César, yl'empereur Napoléon III, oh l’on trouve résumé, avec l’indication des meiH e
trac*
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