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Tome premier.
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378 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

grandes routes : la première traversait les Cévennes, menait enAquitaine et allait jusque dans le pays des Santons, Santones(Saintonge) ; la deuxième conduisait vers les embouchures duRhin; la troisième allait sur le littoral de l’Océan, en passant p arle territoire des Bellovaques et des Ambiens (Picardie et Beau-voisis) ; la quatrième enfin descendait vers la Narbonnaise, dansle pays des Massaliotes (Arles et Marseille) (i). »

Les Itinéraires classiques (Table de Peutinger, Itinéraire d’A n "tonin), les indications lapidaires des bornes milliaires et nue uXencore un nombre considérable de fouilles locales ont permis decompléter la description sommaire du géographe classique dupremier siècle; et l’on connaît aujourd’hui le tracé des ancienschemins d’Agrippa presque aussi bien que celui de nos routesmodernes (2).

Il convient d'ajouter aux quatre routes mentionnées par Str a "bon la route de Rome, omise probablement par lui parce q u e ^ eavait son point de départ dans la capitale de l'empire, et qu'eU eaboutissait à Vienne après avoir traversé les Alpes au Mont'Genèvre, près de Suze, et ne passait à Lyon qu’à l'aide d unembranchement spécial de Vienne au confluent des deux rivières^

Il faut enfin en compter une sixième, celle de la vallée supdrieure du Rhône, qui avait incontestablement son point de dépu^à Lyon, bien qu’on ne le trouve mentionné ni dans les géog raphes, ni dans les itinéraires classiques. Elle suivait la rive gauch edu fleuve, passait à Seyssel, au confluent du Rhône avecpetite rivière du Fier, qui portait, comme tant d’autres pay sconfluent, le nom caractéristique de Condate, remontait jusq uGenève, suivait les rivages du Léman et s’engageait ensuite da nSle massif des Alpes Pennines, qu’elle traversait pour entrer en

( 1 ) To 3è AouyBouvov èv [A£<tü> yj& pa; dariv, ûanep àxporcoXtç, Sià ts t«C ^

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(Strab., Gêogr I. IV, c. vi, U-)

(2) Voir suprà, p. 115 et suiv.