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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.

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sa population. C’est sur le sol même l’empreinte de la civili-sation.

Avant la conquête, alors que le pays était divisé en groupess êparés et presque toujours hostiles, le Rhin, la Seine, la Loire,la Saône, le Rhône et la Garonne étaient à peu près les seulesv °ies de communication. On en longeait les bords, on en descen-dit et on en remontait le cours avec des barques de faible tirantd eau qu’on allégeait le plus qu’on pouvait au moyen d outres oud flotteurs ; et on circulait ainsi sur ces chemins naturels dans' es parties les plus difficiles, les moins profondes, les plus torren-tielles (i). Les transports ne se faisaient par terre que de ladute Saône et de la haute Loire à la Seine et au Rhin (2).é" est là, il convient de le remarquer tout de suite, ce qui fit de sidnne heure de l’emporium lyonnais une place commerciale dePremier ordre. Assis à la fois au confluent et sur les coteauxnv erains du Rhône et de la Saône, deux des plus importantsc °urs d’eau de la Gaule, c’était le point de passage obligé de tous^ es trafiquants entre le Midi et le Nord. Pour faciliter le transit,ne lui manquait que des routes. Agrippa, gendre et favori d Au-8 üs te, les lui donna. Quatre grandes lignes furent ouvertes, ayanttoutes Lyon pour point de départ et se reliant aux tronçons quipistaient déjà à l’état rudimentaire dans tous les pays voisins eta ^ grande voie Domitienne, via Domitia, ouverte par DomitiusAhenobarbus depuis plus d’un siècle (an de Rome 629), et quiétablissait le long de la côte méditerranéenne une communicationPermanente entre l’Italie et l’Espagne.

Strabon les mentionne avec sa sobriété ordinaire, mais avecUfle très grande précision.

« Lyon, dit-il, placé au centre de la Gaule, est comme le cœurPays, tant à cause de sa situation au confluent de deux grandesfl vières, qu’à cause de sa proximité de toutes les parties de cetteOontrée. C’est pourquoi Agrippa en fit le point de départ de quatre

^ f|) Ch. Lenthéric, La Grèce et l'Orient en Provence, II. — La navigation desflaires. Paris, 1878.

' 1 A. Maury, Les voies romaines en Italie et en Gaule. Paris, 1866.