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Tome premier.
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380 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

cités ce que les colons et les légionnaires ont réalisé, même p° urde petits centres de population, par la seule force de leurs braS)la seule intelligence des hauteurs et des pentes, le simple secoursdu siphon.

Rome est toujours, après vingt siècles et en utilisant seulem en * :trois des neuf grands aqueducs de l’empire (i), la ville du mondela plus largement approvisionnée d’eau. Elle a des fontainescomme celle de Trevi, dont le débit est assez fort pour fa* retourner les roues de plusieurs moulins. Toute cette eau est fourniepar le tiers environ de la canalisation ancienne. On juge dès l° rsde l’importance que devait avoir le service des eaux, lorsqu’il fut»à partir du deuxième siècle, en pleine activité. Un ancien consulen avait la direction générale et portait le titre de curator (tç^rum; il avait sous ses ordres un administrateur, procurator, etune véritable armée d'esclaves et d’ouvriers de toutes sortesgardiens des sources, villici; gardiens des châteaux d’eau et desréservoirs, castellarii; inspecteurs ambulants, circitores; paveurs!silicarii; faiseurs d’enduits, tectores; aigadiers, aquarii; niveleurs ou jaugeurs, libratores; mesureurs, metitores, qui réglaientles distributions par quartiers ; pointeurs, punctarii , qui posaientles points ou branchements des concessions particulières ( 1 2 )‘

(1) Du temps de Frontin, dans la seconde partie du premier siècle, les a 8ducs de Rome étaient au nombre de neuf, dont voici les noms dans l’ordre ° uont été construits: i° Appia; 2° Anio vêtus; 3 0 Marcia; 4 0 Tepula; 5" J U

6 0 Virgo; 7° Alsietina; 8" Claudia; 9 0 Anio novus. ^ ur

Procope, qui, d'après Baccius et le Père Aicher, fut secrétaire de 1 emp eJustinien 1" et conseiller adjoint à Bélisaire, qui suivit, en cette dernière q uace général en Italie et demeura longtemps à Rome, porte le nombre des 4ducs, au sixième siècle, à quatorze. Les nouveaux aqueducs étaient :

1“ Trajana; 2° Severiana; 3 0 Antoniana; 4 0 Alexandrina ou Iiadrianii; Sliana. s

Mais Vaqua Severiana n’était qu’une dérivation de Vaqua Claudia, dirigée v ^les thermes deSeptime Sévère; Vaqua Antoniana n’était qu’une branche de 1 “îMarcia destinée à alimenter les thermes de Caracalla, et Vaqua Alexandre 111Hadriana, une simple dérivation de Vaqua Trajana. Il n’y avait donc, du tede Procope, que deux eaux nouvelles, ce qui portait le nombre des aqued uCSonze. (Belgrand, Les eaux et les aqueducs romains. Paris, 1875.)

(2) A. Léger, Les travaux publics, les mines et la métallurgie au tetnp sRomains. Paris, 1875.