Band 
Tome premier.
Seite
381
JPEG-Download
 

LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 381

a la bonne fortune de posséder un livre qui traite de tous lesdétails de ce service; il est dû à l’homme le plus compétent sur laMatière, à Sextus Julius Frontinus, qui avait exercé les hautesactions de curator aquarum, sous le règne des empereurs Nerva

çt '■p *

■•rajan (1) ; et rien ne peut donner encore aujourd’hui une idéePlus saisissante de la puissance romaine que les magnifiques lignesar ceaux à demi ruinés qui rayonnent à perte de vue autour de la^lle éternelle, et lui apportaient, lui apportent toujours les eauxPures de Tibur (Tivoli) et des montagnes de la Sabine. L’ensemblelu canalisation ancienne comprenait près de 450 kilomètres. Plus60 kilomètres d’aqueducs étaient suspendus sur des arcades ; 380Paient creusés sous terre. Un vrai fleuve d’eau pure et fraîche,P r ès d’un million et demi de mètres cubes arrivaient ainsi tous lesl°Urs dans les murs de la ville impériale ; c’était trois fois le débitTibre, presque autant que celui de la Marne à Paris.Aujourd’hui encore, avec les trois aqueducs qui restent de cePassé grandiose, les 170,000 habitants de Rome ont tous lesJ°urs à leur disposition plus de 180,000 mètres cubes d’eau. C’estPlus de 1,000 litres d’eau par habitant et par jour.

IV

L’approvisionnement en eau de Lyon était conçu sur le mêmetype qu e celui de Rome.

Au fur et à mesure que la population augmentait, on créait unNouvel aqueduc pour les besoins nouveaux. Les eaux du Rhônee * de la Saône, qui coulaient au pied de la ville étagée sur lesr arnp es d u coteau de Saint-Irénée et de Fourvières, n’étaient nias sez pures ni assez fraîches; et d’ailleurs, les Romains, bien queinstructeurs de premier ordre, étaient de médiocres hydrau-

, (’LSext. Jul. Frontini De aquceductibus urbis Romce, ab Fr. Corradino de

1-10 • Venetiis, 1742, pass.

Commentaire de S. J. Frontin sur les aqueducs de Rome, trad. et texte, parJ- Ron delet PariS) lg20i pass