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Tome premier.
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388 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

bat bien autrement dangereux du pugilat. Le bain était alors absolument nécessaire pour la réparation des forces. Dans l’interie urdes palestres et des gymnases se trouvaient à cet effet des sall eSde bains, où les combattants se faisaient laver et masser avec del’eau généralement froide. C’était une sorte de traitement hydr°thérapique qui délassait le corps sans l’amollir dans une volup'tueuse oisiveté.

Tout autre était le bain romain.

Bien que construits, d’une manière générale, sur le type desgymnases de la Grèce, et ayant conservé, pour la nomenclature detous leurs aménagements, des désignations d’origine grecque,laconïcum, hypocaustum ou hypocausis, apodytherium , ^ iermes, etc., etc., sont des mots grecs, — rien n’était moins g reC|dans le vrai sens du mot, que les établissements de bains de toutenature que l’on vit s’élever, dès le premier siècle, en si g rannombre et dans des conditions de luxe jusqu’alors inaccoutumées)dans la plupart des villes de l’empire.

La gymnastique et l’agonistique y tenaient, en somme, très p eUde place. On était loin de l’époque héroïque de Romulus et despremières années de la République, alors que le Sénat faisait coustruire le champ de Mars dans le voisinage même du Tibre, P° urque les jeunes gens, couverts de sueur et de poussière, aprèsrude travail des armes, pussent se retremper dans l’exercice denatation. Les délices des bains chauds restèrent absolument inconnues dans les trois premiers siècles de Rome (i). Ce ne fut Q uevers l’an 444, lorsque l’eau Appia eut été amenée dans l’intérieurde la ville, qu’on commença à construire des thermes, que 1 oflqualifia d’une manière assez peu flatteuse de « petits et ténébreux » (2). Jusqu’à l’empereur Auguste, d’ailleurs, on ne les frdquentait que pour des raisons d’hygiène et de propreté. C’étaieet ce n’étaient que des bains. Mais la paix heureuse et durable q usuccéda à l’agitation des guerres civiles eut pour conséquence

(1) Baittearium deliciarum ignara. {De thermis Andreae Baccii, opusagitatur de universa aquarum natura, etc,, 1 . VII. Venetiis, 1588.)

(2) Belgrand, Les eaux et les aqueducs romains, op. cii.

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