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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 389

développer d'une manière presque immédiate, et dans une mesurelr >croyable, les établissements publics de luxe, d’agrément et d’uti-dté de toutes sortes. L’organisation du plaisir était, d’ailleurs,^ ans le programme de l’empire. Ce fut même, vis-à-vis du peuple,Un véritable moyen de gouvernement. « Les hommes oublient^° u t quand ils s’amusent, écrivait Cassiodore, l'un des derniers^°tnrnes d’État de l’ancien monde romain, et il est plus facile dees c °nduire par les plaisirs que par la force ou la raison. »fondant son édilité, Agrippa fonda à Rome cent soixante-dix^ablissements gratuits de bains chauds. Son exemple fut suiviP ar fous ses successeurs dans les grandes charges de l’administra-tl0n romaine; et Pline raconte que, de son temps, ces établis-Se ments étaient « tellement nombreux, qu'on ne les comptaitp!us (!)

Leurs dimensions et leur luxe dépassaient tout ce qu’on avaitVu jusqu’alors. Les empereurs, jaloux d’immortaliser leur nom,s offraient au peuple comme de magnifiques présents. De là,nom de Xenia qu’on leur donnait quelquefois (fcéviov, présent,

Prenne).

Tous ces bains étaient le plus souvent donnés gratuitement,y distribuait même l’huile nécessaire pour la toilette. Le peuple^sortait les temples; il avait à domicile un petit culte assez com-^ode de lares ou de pénates, habilement restauré et transforméP ar Auguste en religion d’État (2). La vie politique n’existaitP^ Us - Le forum était vide et silencieux, les associations surveil-es > les grandes religions du passé démodées ou négligées. LesPlaisirs de l’amphithéâtre ne pouvaient être qu’intermittents etfictivement assez courts. Le bain suppléa à tout, et on y consacraIer >tôt la plus grande partie de la journée.

Indépendamment du nombre considérable de petits établisse-ITle nts à la portée de tous, et des bains privés que les famillesa Pulentes seules pouvaient entretenir dans leurs demeures, douzeerrne s impériaux s’élevaient dans les différents quartiers de la

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fi) A T unc Romœ ad infinitum auxere numerum . (Plin., Hist. nat., pass.)fi) Voir infrà, $§ VI et VIL