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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 397
SUrt out. Virgile les désignait d’une manière touchante sous le nom^ « dieux paternels (1) ». Ces dieux intimes étaient généralementre Présentés par des figurines de terre grossière à peine cuite auf ° Ur , ou par des reliefs imprimés sur de petits autels votifs que l’on§ a rdait précieusement au foyer de la maison. On les invoquait, onles honorait chez soi, comme le paysan russe le fait encore de nosjours pour les saintes images, et le Napolitain pour ses médailleset «es amulettes. Ces idoles étaient la représentation visible de laProtection surnaturelle dont l’idée a été de tout temps si douceau cceur de l’homme, protection qui devait s’exercer sur tous lesMembres de la famille et dans lés moindres circonstances de la
vie.
Les dieux Lares n’étaient pas seulement les bons génies de1 L
a Raison; ils étaient ceux du quartier. Tous les carrefours deRome étaient sous leur garde. A ce titre, leur popularité était
§ ra nde, leur culte très répandu, leurs fêtes religieusement obser-ves.
S’introduire dans ce culte à la fois intime et public fut un acte
Politique habile qui devait assurer à l’empereur un respect uni-Ver sel et religieux. Mais il ne fallait rien brusquer; et, quelquedisposé que fût le monde à s’incliner devant les volontés d’unma 'tre tout-puissant, il était prudent de ne s’acheminer qu’avecMesure et par étapes vers cette apothéose et cette consécrationau Périeure qui allaient faire de « César » le seul dieu réellementltlv oqué et respecté de l’empire.
Tout d’abord, raconte Dion Cassius (2), Auguste établit dansla< lue île, viens, de Rome des magistrats spéciaux, magistri
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0r um t pris parmi les plébéiens, qui étaient chargés de l’inspec-
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des rues, paraissaient en public revêtus de la prétexte eta 'ent accompagnés de deux licteurs portant les faisceaux, ce quia d l’insigne distinctif de la puissance judiciaire. A la fois édiles’ PVtres, ces magistrats avaient dans leurs attributions la garde
^* ans certaines localités, ces dieux lares ou pénates portaient un nom parti-ler ; les proxumes, proxumi, textuellement « dieux rapprochés ».
Dion Cass., LV, 8.
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