4°4
SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.
avait ses monuments à elle, élevés à frais communs par les tr01Gaules, ses lois, ses mœurs particulières, ses privilèges , ^magistrats. C’était, par opposition au municipe romain, une ^fédérale, reconnaissant sans doute l’autorité de Rome, mais a)sa vie propre, et à laquelle sa situation particulière au conn ^des deux fleuves donnait la physionomie d’une sorte de Pfranc.
Cette ville fédérale était bien peuplée en grande parti 1Romains, et presque tout le monde y parlait la langue de R orn jmais en réalité c’était un grand bazar cosmopolite, admirablem ^situé, au point de passage obligé du Nord au Midi, et qui p ermtait aux Gaulois et aux barbares de la Germanie et de la Bre &
. 1 .*£( 710 ^
de se mettre en contact avec tous les trafiquants de la o
foire 5
iale d e
de
méditerranéenne. Là, se tenaient plusieurs fois par an desanalogues à celles qui firent plus tard la fortune commère:
Leipzig et de Beaucaire. Toute la Gaule y venait pour y
rganisées
trafiq uef
et ce
ou s’y distraire. Des fêtes publiques y étaient org—
♦ • i * dps ie u *
devait être un spectacle non moins intéressant que celui a c >
eux-mêmes, que la réunion, sur les gradins des mêmes airl P^
théâtres, sur les mêmes quais et dans les mêmes tavernes >
soldats et des citoyens romains, des principaux commerçant 5
la Gaule Chevelue, des voyageurs encore à demi barbares
Nord, et de tous les marchands, marins ou aventuriers des
nies de la Grèce, de l’Afrique et de l’Orient.
VIII
se
Le nombre considérable des documents épigraphiq ueS ^ . j erapportent à toutes les industries de Lyon dès le premier ^de notre ère peut donner une idée de cette prospérité c0in
te 5
les
ciale.
En première ligne venaient les grandes corporations des « ^du Rhône et de la Saône ». Ce n’étaient pas seulement de si