4 o6 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.
Après les Nautes, les marchands de vin, negotiatores vtna rUPline, Cicéron, Martial, Suétone, Aurélius Victor, Vopis cuS ’Eutrope, Plutarque, Sidoine Apollinaire, et bien d’autres ecriv aindes premiers siècles, ont, à plusieurs reprises, parlé de 1tance et de l’étendue du commerce des vins à Lugdunum p enl’époque romaine (i). La Narbonnaise et la vallée du Ri 100étaient alors, comme de nos jours, une des contrées les Pfavorisées de l’Europe. Elles fournissaient la plus grande p ar ^des vins consommés en Italie. Ces vins, à cause de la chertétransport, atteignaient à Rome des prix quelquefois fabuleu*D’après Pline, une amphore de ce fameux vin poissé q ue * 0 .appelait picatum, à cause de la préparation spéciale q u ° nfaisait subir, pour lui donner la saveur de la poix, très estira^ >paraît-il, à cette époque, était payée jusqu’à mille sesterce ic’est-à-dire deux cents francs environ de notre monnaie, ce <1
* ne 11
était alors une somme énorme. Ce vin se récoltait un »au-dessus de Vienne, sur la rive droite du Rhône; c’étaitterroir qu’on appelle aujourd’hui « Côte-Rôtie » ( 2 ).
i leur
L’association des marchands de vin avec les Nautes q ul
1 ^
fournissaient les moyens de transport, était toute naturelle- Jdiverses corporations de ces commerçants paraissent avoiraussi fort riches, et leurs collèges occupaient un rang très dist'Ugué. L’une des plus curieuses inscriptions conservées au m
corporation des Nautes de la Saône, des Nautes du Rhône et des Nautes d u 9
et de la Saône, avec leurs fac-similé, leurs lectures et leurs commentaires, j
le beau recueil de M. de Boissieu, sur les Inscriptions antiques de Lyon,nous avons fait de nombreux emprunts et qu’on ne saurait trop con ®
Cf. l’intéressante dissertation de l’abbé Greppo, intitulée Ararica et Rn° s(Rev. du Lyonnais, t. XVI), où se trouve rassemblé tout ce que les auteurs anC _ont dit du Rhône et de la Saône, et les savantes et récentes publica* 10 ^ ^MM. Allmer et Dissard, Musée de Lyon, Inscriptions antiques; Trion, ^quités découvertes en 1885 et 1886. — (Cf. Revue épigraphique du mii 1France, pass.)
Voir pièce justificative XVII. fr$
(1) L’abbé Greppo, Essai sur le commerce des vins à Lugdunum et d anS
Gaules. (Rev. du Lyonnais, t. XIII.) . ,- olt s
(2) Pline, 14, I. — Columelle, De re rustica, 12, 23. — Allmer, InscfVantiques de Vienne, t. II, page 169.