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Tome premier.
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414 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

rapports avec les autorités, secourir les membres pauvres, distr'buer des dons aux plus avides, subvenir aux funérailles, auXbesoins, aux caprices même d’électeurs quelquefois fort exigeant’et bien souvent leur offrir à dîner. Des hommes considérablesrecherchaient cependant ces honneurs ; mais on se tromp erait fort si l’on pensait que c’était par esprit d’humanité et

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bienfaisance qu’ils briguaient ces charges fort dispendieuses- ^charité désintéressée, qui est rarement le fait des heureux de cemonde, était absolument inconnue des anciens. L’amour-propr e >le désir de paraître, d’être en vue, l’espérance secrète d’être unjour désigné pour un emploi public fortement rétribué, de jouer,en un mot, un rôle politique quelconque, tels étaient les princ 1 'paux mobiles qui engageaient de riches citoyens à solliciter I ecoûteux patronage d’un collège ou d’une sodalité. Les hommesn’ont pas changé avec les siècles ; à peu de chose près, ils ° ntconservé les mêmes appétits et les mêmes défauts. La bienfa*sance malheureusement n’est quelquefois pratiquée que commeun moyen d’influence ; et ce que les protecteurs de tous les tempstiennent le plus à protéger, ce sont leurs propres intérêts.

La religion, cependant, tenait une très grande place dans lesassociations anciennes. Les collèges avaient un culte commun,des prêtres spéciaux appelés flamines, flamen, un lieu de réunionappelé schola, que l’on bâtissait ordinairement sur un emplacementdonné par un riche particulier, dont on se hâtait de fai re unhonoraire de la société, dans l’espérance qu’il ne bornerait p aS sagénérosité à cette première offrande.

L’entretien de la schola était un des grands soucis des societaires et des dignitaires. Les riches faisaient, à cet effet, desdonations spéciales; ils en faisaient surtout pour la décoration dupetit temple qu’elle renfermait, et qui en constituait la partie la p' uSimportante. Ce temple était orné avec le plus grand soin ; ° n ^trouvait non seulement l’image de la divinité protectrice de ^société, mais encore celles d’autres dieux qui, en apparence>n’avaient aucun rapport avec elle. C’était là que les associés seréunissaient pour prendre les décisions importantes et procéder