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Tome premier.
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le CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.

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au x élections. Un fonctionnaire particulier nommé ædîtuus,s ° rt e de sacristain, était chargé spécialement de l’entretien dutemple

Une cause qui, d’ailleurs, rattachait les collèges à la religion,éta it le soin qu’ils prenaient de la sépulture de leurs membres.Les funérailles étaient, dans l’antiquité, un acte essentiellementre hgieux. Beaucoup plus spiritualistes qu’on ne le pense ordinaire-ment, les anciens croyaient fermement a l’existence de I âme aprèsla mort, et ont cherché de tout temps à pénétrer le mystère de latembe. Les Grecs surtout regardaient la mort comme un véritableV °yage; et ce peuple navigateur par excellence avait imaginé desbienheureuses, véritable paradis ou les âmes des justes gou-ta ient un calme et un repos parfaits. Ce mythe du voyage des^ ni es à travers les mers, à la recherche de paradis inconnus, seteouve répandu dans tous les siècles et sous tous les climats,depuis les plaines torrides de l’Extrême-Orient jusque dans lesLrouill ar ds du monde Scandinave (i).

Sans doute, l’idée du bonheur éternel après le tombeau restaitto ujours un peu vague et à l’état de rêve et d’espérance ; car il^ait bien difficile alors de percevoir très nettement le bonheurs ans un certain accompagnement de jouissances matérielles. Tou-tefois, ce bonheur futur était ordinairement lié à l’idée de mériteet de vertu, et les philosophies païennes, la philosophie grecqueSUrt °ut, paraissent avoir eu le sentiment assez net de la grandebd des peines et des récompenses éternelles.

Homère abandonne les méchants au néant ; quant aux bons,* d ne faut pas croire, dit-il, qu’ils meurent, mais ils goûtent unSOrn meil doux et sacré (2) ».

Ulaton précise mieux encore : « Une loi des dieux, ecrit-il,Veut que les hommes dont la vie a été juste et sainte se rendentau * îles Océanides pour y jouir d’un parfait bonheur, et qu’auc °ntraire, les méchants et les impies soient dirigés vers un lieu de^fotion nommé le Tartare. » On croit presque entendre la parole

J- Grimm, Deutsche Mythologie. Gcettingue, 1844.

^ Hom., Iliade, XI, v. 241.