LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 423
Particulier, où elles se manifestent d'une manière si remarquableP ar l’abondance des textes épigraphiques, une importance consi-dérable, une véritable organisation de la classe ouvrière, etd’elles nous représentent l’agglomération lyonnaise, établie auCo nflue n t des deux fleuves, comme une ville animée d'un très£ r and mouvement commercial. Dès l’époque de sa fondation, ene ^ e t, Lyon, située au croisement des principales voies navigableset terrestres de la Gaule et aux portes de la riche province Nar-b °nnaise entièrement romanisée depuis plus d’un siècle, apparaîtav ant tout comme une ville de commerce et de transit, un vasteMarché placé au point de contact entre le Nord, encore à demibarbare, et le Midi tout à fait civilisé. « Le surnom de Copia,ab °ndance, que la ville portait dès les premiers temps de l’empire,ttt ait donc parfaitement justifié. Cinquante ans après sa fondation,elIe égalait presque Narbonne et était, après cette capitale, lav ‘Ue la pl us peuplée de toute la Gaule impériale. Au deuxièmesiècl e, elle n’avait déjà plus de rivale de ce côté des Alpes (1). »
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Cette prospérité rapide, Lyon l’a due tout entière, nous l’avons(lit Plus haut, à sa situation privilégiée au confluent du Rhône etde 'a Saône. Les empereurs comprirent tout de suite tout le partifl ü ’on pouvait en tirer. Auguste, qui y établit sa résidence pen-dit trois ans pour mettre ordre aux affaires de la Gaule, la comblade Privilèges et en fit une sorte de Rome du Nord. Toujours^idés par les textes épigraphiques que les érudits modernes ontc °mrnentés avec une perfection et une sûreté de méthode vrai-ment merveilleuses, nous retrouvons aujourd’hui les noms et lesActions de la plupart des magistrats lyonnais dans les premierssiè cles de l’empire, et nous pouvons reconstituer avec une approxi-mation qui approche de l’exactitude, la physionomie et la vie
(*) Otto Hirschfeld, Lyon à Vépoque romaine, op. cit,, trad. Allmer.