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Tome premier.
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424 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

officielle de la métropole des Gaules. « A Lyon résidait le g° uverneur, haut personnage de l’ordre sénatorial; à ses côtés strouvait le receveur impérial des revenus publics, son infén euren rang, son supérieur souvent par le pouvoir et l’influence,auquel on allouait des appointements annuels de 200,000 sesterceSiqui n’étaient vraisemblablement, si l’on se reporte aux habitudefiscales et aux mœurs financières de l’époque, que la moindr epartie des revenus de sa place. Là, étaient aussi centraliséesadministrations de la poste, des recettes et des dépenses, d eSdomaines de l’empereur, de la monnaie, des mines ; et ces di verSservices nécessitaient l'entretien d’un nombreux personnel bureaucratique composé d’affranchis impériaux et d’esclaves qui p arvenaient à faire oublier par leur fortune et leur influence la tacheleur naissance servile. La monnaie d’or et d’argent était frappà Lyon dans un atelier impérial ; une cohorte de la milice de R orny séjournait en permanence. C'était, en un mot, le centre deministration publique et financière de toute la Gaule impérialeAlpes aux Pyrénées (1). »

La faveur dont Lyon avait déjà joui sous Auguste, et qui, d unmodeste colonie de réfugiés, en fit presque subitement la veritcapitale de la Gaule Chevelue, s’accrut encore sous l’emp ereUClaude. Claude était né à Lyon même, le 1" août de l’an X a yaJésus-Christ, précisément le jour où les soixante nations gaulois®inauguraient solennellement l’autel de Rome et d’Auguste, yque médiocre empereur qu’il ait été, il garda toute sa vie pour soi 1pays d’origine une affection particulière. Il s’était enquis p armême, autant que son peu de capacité pouvait le lui permettr e ’de ses besoins, de ses ressources, et tenait à satisfaire à ses l^g 1times aspirations. Ce fut pour lui une sorte d’idée fixe, fi ulmanquait peut-être pas de justesse, que d’étendre à plusie ur ^provinces de l’empire tous les droits dont les Romains aval ^voulu conserver le monopole. En première ligne pour lui vénalles intérêts de la Gaule. Sénèque l’appelait ironiquement « I e vr

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(1) Otto Hirschfeld, Lyon à l’époque romaine, op. cit., trad. AllmeR*