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Tome premier.
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Le CONFLUENT DU RHONE et DE LA SAONE.

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Gauloi

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s », Gallus Germanus (1), et, dans un pamphlet célèbre,

sait dire à la Fièvre en parlant de l’Empereur : « Ce n’est qu’unUr geois du municipe de Plancus, né à Lugdunum, à 16 milles

'k Vienne. Aussi, il a agi comme il convient à un Gaulois : il aP ris Rome (2). » Plus loin, la Parque Clotho reprenait : « ParHercule, j’aurais voulu ajouter quelques jours à sa vie pour qu’ilfrf citoyens romains le peu de gens qui ne le sont pas encore. Car11 s était mis en tête de voir revêtus de la toge tous les Grecs,tou s les Gaulois, puis les Espagnols, les Bretons même. Mais ilAllait bien laisser quelques étrangers pour la graine, et j ai coupéa l°rs le fil de ses jours (3). »

fae trait était fin et juste. Pour nous, descendants des Gaulois,n °us ne saurions reprocher à Claude d’avoir exagéré, en faveur

nos pères, la politique de César et d’Auguste, et d avoir aiméSa l- e rre natale au point de lui procurer la première, la plus pre-neuse des faveurs de l’époque, le rang de civitas, ce qui permit1 nssimilation de l’aristocratie provinciale aux citoyens romainsP ar la concession des droits civils et politiques dans toute leur plé-nitu de. Les chefs de la Gaule Chevelue, ceux que l’on appelait lesPrimores, furent dès lors traités sur le même pied que les citoyensro n3ains, cives romani. Ils virent s’ouvrir devant eux 1 entrée desPfas hautes magistratures ; ils possédèrent le plus grand de tousles Privilèges, le droit à tous les honneurs, jus honorum (4).

fut une véritable révolution dans l’aristocratiè romaine,depuis longtemps déjà, les vieilles familles de Rome avaient dis-par u dans le tourbillon des guerres civiles. Les proscriptions de"fabère et de Caligula avaient achevé d’épurer le Sénat; et en

h) Lugduni natus est, Munatii municipem vides... ad sextum decimum lapi-<te ’ na Vienna natus est, Gallus Germanus. (Sen., Apolokyntose, VI.)

(2) Quod Gallum facere oportebat, Romam cepit. (Sen., Apolok., VI.)

(3) <( Ego pusillum temporis adjiceri illi, volebam, dum hos pauculos, gui super-

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(Sen,

c ivitate donaret. Constituerai enim omnes Grcecos, Gallos, Hispanos, Britan-°gatos, videre; sed quoniamplacet aliquosperegrinos in semen relinqui, etc. »■> Apolok., VIII.)

(4) « Quum Primores Gallice quœ Comata appellatur, fœdera et civitatem roma-n .^ >l Pridem aridem assecuti, jus adipiscendorum id Urbe honorum expeterent... »' rAc !îE, Ann., XI, 23.)