426 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.
l'an 48, il fut question de pourvoir aux places vacantes. Les c ^ e |notables, les primores de la Gaule Chevelue, élevèrent alorsprétention d’occuper ces sièges, et, se considérant commemembres jeunes, actifs et définitivement assimilés à 1 emp ire ’revendiquèrent hautement le jus honorum. Claude les soutin ^Malgré l’opposition très vive qu'il rencontra parmi les sénateurspresque dans son propre conseil, il obtint un sénatus-consulterable aux réclamations des Gaulois. Un fragment très împor
du discours qu’il prononça au Sénat dans ces circonstances mem^
râbles a été retrouvé à Lyon, gravé sur le bronze et dans un mag nfique état de conservation. Ces tables de bronze ou « Tables CL Udiennes », monument de la reconnaissance des trois Provin ceChevelues, furent très certainement exposées pendant longtemp
dans l’un des édifices publics de la ville fédérale. Peut-être
furent"
la
elles placées à l’entrée ou dans l’intérieur du temple même de P° net d’Auguste, comme un véritable titre de noblesse conquis P ^la nation gauloise, et afin de mettre bien en vue le privilège etdroits politiques qu’elle venait d’obtenir. Toujours est-il que 1 h eUreuse trouvaille a eu lieu, il y a près de quatre siècles, sur ce mêmemplacement d’où l’on a exhumé les débris de l’autel fédéral, à p eprès à la pointe du confluent, au pied de la côte Saint-Sébasti e ^dans le quartier des Terreaux, qui était, il y a dix-huit sièclespartie la plus riche du Cannabis et du Condate lyonnais.
On possède dans les archives du Rhône le récit contemp° rade la découverte et de la vente des Tables Claudiennes, quicertainement l’un des plus précieux textes épigraphiquesmonde et sans contredit le plus intéressant pour l’histoire P 1tique de la Gaule. Ce document est trop curieux pour n'être p areproduit.
sont .duoli"
« En 152$, ung nommé Rolland Gerbaud , faisant mygnersienne vigne en la couste Saint-Sébastien , découvrit deux grn n>
une
des
tables d’areyn ou cuivres antiques et toutes escriptes, lesque‘examinées par Messire Claude Bellièvre, lui parurent antique
lies
■lies
aussi belles que guères se treuvent et dignes d’estre par Inretirées pour estre affligées en quelque lieu à perpétuel in