le CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 447
qu'il croit pouvoir compter aussi parmi les membres de
8 ise naissante à la fin du premier siècle (1).
Ces Monuments lapidaires un peu douteux pourraient donc seattacher à cette période obscure de l’histoire chrétienne de lae > sur laquelle on n’a malheureusement pas de documents bien^ C ' s > puisque les premiers fidèles avaient soin de vivre dans uneXtrenie prudence et se perdaient dans la masse des habitants
§aul °is ou latins.
origine historique de l’Église de Lyon doit être portée officiel-lent entre les années 140 et 150 de notre ère. C’est vers cetteP°que qu’une colonie chrétienne, ayant à sa tête saint Pothin,Ci ple de saint Polycarpe, partit de Smyrne, traversa la Médi-, rran ée et, remontant le Rhône, s'arrêta au confluent de la° ne i comme le faisaient depuis longtemps la plupart des émi-; ; ant s de l’Asie Mineure. La petite communauté trouva le terraines bien préparé. Un assez grand nombre de gens, en général deç uion médiocre, mais appartenant à toutes les nationalités, —^ er <nains, Gaulois, Latins, Orientaux surtout, — vivaient déjà^ 115 u ne douce confraternité sur ces îles du confluent lyonnais,j. Se nrelant au monde que pour les besoins matériels de la vie, etlrri ant comme une société de secours mutuels spiritualisée par laüv elle croyance. Les femmes y étaient nombreuses. « DesPp°rts continuels d’Asie entretenaient ce premier fonds et y con-a) ent l’esprit de mysticité qui en avait fait le caractère primi-
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^ °ut alla bien pendant quelque temps. Les Romains, d’ailleurs,en t en général, à l’égard des religions étrangères, assez tolé-j s ou plutôt même indifférents. Sans doute, ils ont persécuté^^uidisme et le christianisme ; mais au fond les questions de foij croyance leur importaient assez peu. Le druidisme, qui pré-n dait toujours jouer un rôle politique en rivalité avec la souve-e du vainqueur, était essentiellement pour eux une religion
b) De Boissieu, Inscript, ont. de Lyon, ch. v et vu®) E- Renan, l’Église chrétienne, XXIV.