Aux temps héroïques, toute l'activité des citoyens se dépens®
la guerre ou au Forum. Comme l’Agora d’Athènes, le
romain était le lieu permanent de réunion de toutes les asse
populaires. Mais, sous l’empire, la vie politique fut à peu près a
tie ; et le peuple oisif et énervé passa alors la presque totah
temps dans les thermes ou sur les gradins des cirques et des a ^
théâtres. Le théâtre et les jeux occupaient réellement la p re ^
placedansia vie. Cen’étaitpas, comme de nos jours, le déiassem
périodique et en quelque sorte exceptionnel de quelques tav
c’était un plaisir quotidien, presque continu, offert gratuite ^ ^
tous soit par l’État, soit par les villes, soit par de riches p
liers ou de hauts fonctionnaires. Il est donc assez naturel de c ^
cher à déduire le chiffre de la population du nombre des specta ^
que pouvaient contenir les amphithéâtres ou les monuments
logues; et ces immenses cuves, où venaient s’entasser péri
ment la presque totalité des habitants d’une ville, peuvent
bien être considérées comme des jauges assez exactes de sa p°Plation.
Les théâtres avaient souvent des dimensions grandiose
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A Rome, le théâtre en bois construit l’an 52 avant j~ •
M. Æmilius Scaurus, un des patriciens les plus opule 11 *-^^l’époque, n’avait pas moins de quatre-vingt mille places. Ledu fond de la scène était orné de trois cent soixante colon ,ie
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marbre, dont plusieurs de dimensions colossales, qui étaienposées sur trois étages. Les parois du premier étage étaient rtues de lambris de marbre; celles du second, de mosaïq u ®verres de couleur; celles du troisième, de placages dorés-les colonnes on ne comptait pas moins, paraît-il, de trois nüP e
tues W* mpée»
Le creux, la cavité, cavea, du théâtre en pierre de * 0 ^
deux fois moins vaste, contenait encore quarante mill e 5 ^
en y comprenant ceux de Vorchestrum, qui correspondait a
parterre moderne. Au-dessus de la cavea régnait une galen 6
(1) E. Guhl et W. Koner, La vie antique grecque et romaine, traj-et Trawinski.