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Tome second.
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AVIGNON.

3 i 7

fai

av.

t’A

s aint Pierre, ni saint Paul, ni l'empereur Charles n'a pu lelre ! Cependant, comme on sait que les ponts se construisent

ec des pierres, avant de te punir comme tu le mérites, je vaise P r ouver. Tu vois cette pierre? Si tu peux la remuer et la porter

au HlLa

‘on.

^rai

aone, je croirai que c’est Dieu qui t’envoie. »pierre, dit la légende, n’avait pas moins de 13 pieds de

g sur y de large, et était épaisse à proportion. Trente hommespu à peine l’ébranler. C’était un de ces énormes mono-

'aient

les abandonnés dans la cour du palais du viguier, débris de'lue monument romain détruit à la suite du sac de la ville parar rasins. Bénézet s’agenouille, fait sa prière; puis, saisissant

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gigantesque, l’enlève aussi facilement qu’un caillou, lesur son épaule à travers la ville et le dépose sur la berge^ L-hône, là même où il devait fonder la première arche. Le^ Ul er se précipite alors aux pieds de l’enfant et le qualifie deLa foule l’acclame. La ville entière est dans l’allégresse.lllc l mille sous d’or sont recueillis dans la première journée. Tout

y lïlQ ude veut contribuer à la construction du pont sous la direc-n du bienheureux étranger visiblement inspiré et envoyé paru - Les travaux sont immédiatement entrepris. Mais le jeuneeil ûzet n’en voit malheureusement pas la fin. Il meurt en 1184;! S ° n corps vénéré est déposé dans une petite chapelle bâtie surP°ut lui-même.

Q u utre ans après, l'ouvrage est entièrement terminé par les com-muons mêmes de Bénézet. Il mesure près de 900 mètres de long; il^'Ueuf arches d’une hardiesse et d’une élégance jusqu’alorsc °Unues j des piles admirablement défendues par des éperons,

et

a dix.

^ S tympans ingénieusement évidés pour permettre l’écoulement

grandes eaux d’inondation. C’est, en un mot, le plus admirableo Uv ’ r

^ a § e d’art de toute la région du Rhône, et pour la ville(1 , AVl gnon et tous les pays voisins, un lieu de pèlerinage etCessantes promenades, en même temps qu’un sujet de légi-

“I e orgueil.

6 6 es *" légende avignonnaise ; et, pour tout bon Avignon-1 Quelque merveilleuse qu’elle paraisse, elle est plus vraie que