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Tome second.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE ONZIÈME.

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mais il est fort réduit, et les bateaux le remontent avec facilité. Hfaut cependant les haler ou les remorquer à la descente toutcomme à la remonte. Ils doivent en outre subir, pour franchir lesécluses, des arrêts plus ou moins prolongés.

La Seine présente, en France, un exemple de rivière canaliséequi peut être considérée comme un modèle. Le mouillage, qui s’yabaissait naguère à moins d’un mètre pendant tout l’été, estaujourd’hui toujours supérieur à 2 mètres en amont de Paris et a3 m ,20 en aval; et le tonnage effectif qui dépasse 3 millions detonnes avant Bercy et après Saint-Cloud, atteint 4,500,000 tonnesdans la traversée de Paris, sans compter un mouvement de prèsde 20 millions de voyageurs. Mais la Seine est un fleuve excep'tionnel, tant à cause de l'importance de la région et de la capitalequ’il traverse, qu’au point de vue de son régime. Son fond estrelativement stable, son courant modéré, ses berges assez éle-vées.

Tout autre est le Rhône. Il charrie d’énormes quantités desable, de gravier et de galets. Ses pentes sont très fortes, sa vi'tesse considérable, ses rives souvent à fleur de terre. Des barra'ges auraient été trop multipliés, surtout trop exposés aux ensa'blements, sans compter le grave inconvénient de surélever I eniveau des inondations ; et il aurait été alors nécessaire de prote'ger les pays riverains par des digues d’une grande résistance-Le système de la canalisation a donc été abandonné.

VIII

Restait l’amélioration directe par voie de régularisationd’endiguement, en laissant aux eaux du fleuve toute leur libertéC'est le système en faveur en Allemagne et pratiqué pour seplus grands cours d’eau, l’Oder, le Weser, l’Elbe, la VistuleiRhin. Nous avons parlé plus haut du fond mobile du Rho IieD'une manière générale le lit d’un fleuve présente, comme ce ^de tous les cours d’eau, la forme d'une parabole très allongée,