LE RHONE MODERNE.
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pente longitudinale diminue graduellement de l’amont à l’aval (x).Il n'en est pas tout à fait ainsi pour le Rhône; et la partie dufleuve comprise entre les affluents de l’Isère et de l’Ardèche aune pente sensiblement plus forte que celle de la partie immédia-tement supéxdeure comprise entre l’Isère et la Saône.
Les débits extrêmes du
Rhône au-dessous de Lyon sont
suivants :
A l’étiage.
Crue de 1 856.
En aval de la Saône.. . .
7,ooo rac
En aval de l’Isère.
. 330
9.625
En aval de l’Ardèche.. .
11,900
En aval de la Durance.
. 400
14,000
Les pentes kilométriques moyennes présentent pour les mêmesdivisions les variations suivantes :
De Lyon à l’Isère. o m ,496
De l’Isère à l’Ardèche.. o ra ,782
De l’Ardèche à Arles. o m ,403
D’Arles à la mer. o ra ,04
Cette pente dépasse même beaucoup la moyenne sur certainspassages et s’élève quelquefois au-dessus de 2 mètres (2).
Quand les eaux sont fortes, les inégalités de profondeur sontmoins accentuées, et les variations des pentes relativement peuapparentes; mais aux très basses eaux, certaines mouilles pro-fondes, véritables fosses remplies d’eau dormante, se dessinentcomme de petits lacs tranquilles, tandis que les hauts-fonds, mai-gres ou seuils, qui séparent les mouilles, présentent des « rapi-des », presque des chutes, par lesquels une mouille se déversedans la mouille suivante (3).
Les dragages directs sur un seuil ou un maigre ne donneraientaucun bon résultat. L’amélioration du mouillage ainsi réalisée en
(1) Voir la carte donnant le développement et le profil en long du Rhône duSaint-Gothard à la mer, pl. XVI.
(2) Documents publiés par le Ministère des Travaux publics. Exposition uni-verselle, 1889.
(3) Jacquet, De l'amélioration des rivières navigables à fond mobile. RapportCongrès international de l’utilisation des eaux fluviales, 15 mai 1889.