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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE ONZIÈME.
produire pour une chaîne de longueur limitée et fréquemmentémergée; et c’est ce qu’ont très bien compris les ingénieurs et lesentrepreneurs chargés de la construction des digues et des épisdu Rhône. Obligés pour leurs travaux à faire naviguer pendantplusieurs années un nombre considérable de gabares chargées deblocs d’enrochements, ils ont adopté un système de touage limiteà la région même du fleuve qu’ils avaient à améliorer. Presquesans frais, ils ont installé sur des bateaux plats des locomobilesde 20 à 25 chevaux qui actionnaient un treuil; sur ce treuil s’en-roulait un câble de 8 à 10 kilomètres de longueur seulement, soli-dement amarré sur la rive à l’amont. Le toueur se halait sutce câble et l'enroulait sur le treuil. A la descente, le câble étaitpurement et simplement déroulé et immergé de nouveau dans I efleuve. Ces manœuvres pratiques ont toujours réussi (1).
Des expériences plus précises ont été faites depuis d’après l eSmêmes errements; et, un peu au-dessous d’Avignon, dans unedes parties du Rhône où se succèdent des courbes de faiblerayon, on a pu facilement remorquer 500 tonnes avec une vitessede 4 à 5 kilomètres à l’heure au moyen d’un toueur de 100 che-vaux enroulant un câble de 12 kilomètres de longueur. Une suc-cession de touages ainsi fractionnés pourrait constituer un sy s 'tème de touage continu, et il est probable que ce « touage enrelais » donnerait des résultats satisfaisants. C’est certainementdans cette voie qu’il faut chercher la solution pratique d’une trac-tion économique sur le Rhône. Il convient cependant de ne p aSse bercer d’illusions. Le grand mouvement commercial de ^
vallée est désormais acquis aux deux lignes de chemin de fer fl ul
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longent le fleuve. La régularisation du Rhône d’ailleurs, parsimple modification de son lit, n’est pas susceptible d’amener un etransformation profonde dans son état de navigabilité. On a am elioré le fleuve aussi bien que possible et dans les limites que p efmettaient les forces naturelles (2) ; mais il est impossible de p re
« A.vi"
(1) Lombard-Gérin, Sur un nouveau service de navigation sur le Rhône .gnon, 1883.
(2) Guillemain, Navigation intérieure, rivières et canaux, t. I, p. JiI • ^1885.