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Tome second.
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NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES.

Les quatre grandes associations syndicales qui fonctionnent aujourd’huipour la défense de la région du bas Rhône sont :

i° Le syndicat du Plan du Bourg. — Les premières digues du Plan duBourg existaient, à l’état de tronçons plus ou moins soudés les uns auxautres, dès le treizième siècle ; et l’on possède des actes nombreux duseizième siècle qui fixent la répartition des frais d’entretien entre les inté-ressés. Aujourd’hui, la digue est continue et protège toute la bande deterres alluviales déposées par le grand Rhône, sur sa rive gauche, depuisArles jusqu’à la mer, et dont la superficie est de 2,085 hectares. Elle a40,800 mètres de développement; sur une longueur de 10,400 mètres,elle borde le fleuve même ; et sa partie inférieure est revêtue de perréssecs ou maçonnés ou d’une couche de béton. Une dépense annuelle de25,000 francs suffit à peine à son entretien.

2° Le syndicat de la Camargue. — La digue insubmersible commence àla pointe du delta et se compose de deux branches : l’une longeant legrand Rhône, ayant 40,360 mètres de développement, l'autre longeantle petit Rhône et d’une longueur de 54,300 mètres. Le plus ancien docu-ment que l’on possède sur cette digue est de l’année 1150, et rappelle l'in-terdiction de la dépaissance et du passage des bestiaux.

Sur une longueur de près de 34,000 mètres, le pied de la digue bordele fleuve, et est revêtu, du côté du Rhône et à des hauteurs variables,soit par des perrés secs ou maçonnés, soit par une couche de béton, ouest simplement défendu par des enrochements déposés le long des talus.

Les frais annuels d’entretien dépassent 50,000 francs. Indépendam-ment de cette dépense fixe, on a eu à exécuter dans ces dernières annéespour deux millions de travaux neufs comprenant un rehaussement généraldes digues et des réparations de brèches et autres avaries.

3 0 Le syndicat de Beaucaire à la mer. — La zone protégée est la richeplaine du Gard qui longe le Rhône depuis Beaucaire jusqu’au littoral, etdont la superficie est de 45,000 hectares. La digue a un développementde 57,900 mètres. Le budget annuel de son entretien est environ de30,000 francs.

Les digues de la rive droite du petit Rhône, de Beaucaire à la mer,paraissent avoir existé de temps immémorial ; et déjà, dès le quatorzièmesiècle, leur entretien était l’objet d’un entretien régulier. Les archives dela ville de Beaucaire contiennent, à ce sujet, une série de notes et depièces réunies dans un recueil peu connu, rédigé en 1718 sous le titrede Recherches historiques et chronologiques sur la ville de Beaucaire.Nous en extrayons les documents-suivants :

4 janvier 1304. — Transaction entre Fourqueset Beaucaire qui associeces deux villes dans les frais de réparation des digues.