EN VOYAGE.
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fîques, de quoi compenser ce mécompte. Il veut aller à Venise,où il étudiera un genre nouveau pour lui de constructionsnavales : les galères à rames, appelées à jouer un si grand rôledans l’avenir de la marine russe. Hélas ! ses préparatifs devoyage déjà faits, il est obligé de tourner court : des nouvellesgraves lui arrivent de Russie.
« La semence des Miloslavski a germé encore une fois »,ainsi qu’il le dit dans son langage pittoresque. Les Strellsy sontune fois de plus en révolte. Vite il a pris son parti, changé sonitinéraire du sud à l’est. Quelques jours plus tard, il est à Gra-covie. « Vous me reverrez plus tôt que vous ne pensez » ,écrit-il à Romodanovski, qu’il accuse de faiblesse et de pusil-lanimité ! Des bulletins plus rassurants, pourtant, l’attendentdans l’ancienne capitale polonaise : le généralissime Cheïne avaincu les rebelles ; Moscou est à l’abri. Il ralentit un peu sacourse, s’arrête à Rawa et y passe trois jours avec Auguste ILL’histoire de cette entrevue, dont la guerre du Nord doitsortir, appartient à un autre chapitre de ce livre. Le voyaged’études de Pierre s’est terminé à Vienne, et, avant d’en fairevoir les conséquences immédiates ou lointaines, c’est-à-direla création, aux confins de la vieille Europe, d’une nouvellepuissance politique, sociale, économique, et la transformationpolitique, sociale, économique, d’une partie de l’ancien conti-nent européen, j’ai à mettre en lumière l’instrument de cetterévolution. L’œuvre va commencer, j’essayerai d’abord demontrer l’ouvrier.