LES FEMMES.
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baron de Pôllnitz sur le séjour du souverain à Magdebourg,en 1717 : « Gomme le Roi (de Prusse) avait ordonné qu’on lui« rendît tous les honneurs imaginables, les différents collèges« d’État furent le complimenter en corps, leurs présidents« portant la parole. M. de Cocceji, frère du grand chancelier,n à la tête de celui de la Régence, étant venu saluer le Tsar, le« trouva appuyé sur deux dames russes et promenant ses« mains sur leurs seins, ce qu’il continua à faire pendant« qu’on le haranguait (1). » Et cette autre, décrivant sa ren-contre à Berlin avec la duchesse de Mecklembourg, sa nièce :« Le Tsar courut au-devant de la princesse, l'embrassa ten-« drement, et la conduisit dans une chambre où, l’ayant cou-u chée sur un canapé, sans fermer la porte et sans considéra-it tion pour ceux qui étaient demeurés dans l’antichambre,« ni même pour le duc de Mecklembourg, il agit de manière« à faire juger que rien n’imposait à sa passion (2). » Pôllnitz,qui dit tenir ces renseignements de deux témoins oculaires etdu Roi lui-même, y ajoute des détails non moins expressifssur l’attitude du grand homme dans ses rapports habituels avecle personnel féminin de sa cour : « La princesse Galitsine lui« servait de doura ou de folle... C’était à qui la tourmente-« rait. Gomme elle mangeait souvent avec le Tsar, ce prince« lui jetait à la tête les restes de son assiette. Il la faisait lever« pour lui donner des croquignoles. » A en croire d’autrestémoignages, la princesse aurait d’ailleurs justifié, dans unecertaine mesure, l’ignominie de ces traitements par des viceshonteux. Une relation de l’envoyé prussien Mardefeld metcurieusement en cause, à ce propos, les duchesses de France etles pages dont elles font leur agrément, en les félicitant des’en contenter. La princesse n’avait pas de page; je ne mehasarderai pas à répéter comment, au dire de Mardefeld, ellele remplaçait (3).
D’après Nartof, témoin généralement assez sûr pour les
(1) Mémoires 1791, t. II, p. 65.
(2) Ibid.
(3) Herksiash, Peter d. Grosse utid d. Tsarévith Alexei, p. 209.
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