CHAPITRE II
DE LA BALTIQUE A LA CASPIENNE.
I. La victoire de Poltava ne donne pas la paix à la Russie. — La politique d’ex-pansion universelle. — Les origines du panslavisme. — Les alliances euro-péennes. — La diplomatie du Tsar. — Ses maladresses et ses bévues. — En seprécipitant à l’ouest, Pierre perd de vue le sud. — Lutte diplomatique àConstantinople. — Charles XII l’emporte. — Les arguments sonores. — Laguerre est déclarée. — II. Plan de campagne imaginé par Pierre. — Sondéfaut. — Il ne tient pas compte des leçons du passé. — La marche sur lassy.
— Erreur commune avec Charles. — Une autre Ukraine et un autre Mazeppa.
— Communications coupées par les Tatars. — L’armée russe est enveloppéeavec le Tsar sur les bords du Pruth. — Situation désespérée. — Nouvelledéfaillance de Pierre. — La lettre au Sénat. — La succession du trône au plusdigne. — Authenticité douteuse du document. — Le rôle de Catherine. — Lesdiamants de la future Tsarine. — Le salut. — Le vizir consent à traiter. —L’influence du bakcliiz. — Conditions inespérées. — Abandon d'Azof. —Promptitude de Pierre à se remettre de ses alarmes et à se consoler de sespertes. — Les « acquisitions incomparables « . — Le triomphe de l’obstination. —L’échauffourée de Bender. — Charles XII prisonnier. — III. Le concours desalliés empêche Pierre d’obtenir la paix avec la Suède. —Rivalités et querelles.
— Le siège de Stralsund. — Tentatives de rapprochement avec l’Angleterreet la Prusse. — Pierre n’est heureux que quand il agit seul. — La conquête dela Finlande. — Ses victoires en Allemagne ne profitent qu’à la Prusse. — Laprise de Stettin et le traité de séquestre. — Charles XII reparaît à Stralsund.
— L’entrée en scène de Goertz. — La prise de Wisinar. — Pierre a encoretravaillé pour le roi de Prusse. — Projet d’expédition russo-danoise en Scanie.
— Démonstration navale à Copenhague. — Pierre commande les escadres réu-nies du Danemark, de la Hollande, de l’Angleterre et de la Russie. — L’expé-dition avorte par défaut d’entente. — On s’en prend à Pierre. — Son inter-vention dans les affaires allemandes soulève la colère universelle. — Irritationde l’Angleterre. — Projet de s’emparer delà personne du Tsar et de coulerson escadre. — Pierre prend ses alliés en dégoût. — IV. Vidée de Goertz . —Projet d’entente séparée entre la Russie et la Suède. — Origine française decette idée. — Elle séduit Pierre. — Voyage en France. — Entrevue secrèteavec Goertz. — Traité d’Amsterdam entre la Russie, la France et la Prusse. —Acceptation de la médiation française. — Le congrès d’Aland. — La mort deCharles XII coupe court aux négociations. — Supplice de Goertz. — V. Reprisedes négociations à Aland. — Résistance des Suédois. — Les moyens de coer-cition. — Descente russe en Suède. — L’Angleterre intervient en faveur desSuédois. —► Démonstration navale inefficace. — Intervention diplomatique dela France. — Gampredon. — Paix de Nystadt. — La joie du triomphe. — Letitre impérial. — Amiral et Empereur de toutes les.Russies. — Le bénéfice de