DE LA BALTIQUE A LA CASPIENNE.
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même. Il ne cédera — à moitié — que devant la menacedirecte d’une reprise des hostilités, abandonnant alors Azof,consentant à une nouvelle rectification de la frontière récla-mée par les Turcs, mais s’obstinant à leur donner le changepar de faux rapports sur le nombre d’hommes qu’il maintientdans le voisinage de Varsovie et obtenant en fin de compte ceà quoi il tenait le plus : sur son refus de quitter Bender,Charles, après la folle équipée que l’on sait, est enlevé etenfermé au château de Timourtach, propriété du Sultan dansle voisinage de Demotica. L’héroïque batailleur a perdudans l’aventure quatre doigts, un bout d’oreille, un bout denez, et la possibilité de continuer en Turquie sa propagandebelliqueuse.
III
Pierre se croit maintenant en mesure de terminer promp-tement sa guerre avec la Suède. L’épuisement de son pays, ledésordre de ses finances lui en font une nécessité impérieuse.Il compte malheureusement sans les alliés qu’il s’est donnés.En septembre 1712, le siège de Stralsund, entrepris à fraiscommuns, n’a abouti qu’à soulever l’opinion européenne ;Russes, Danois et Saxons y ont passé leur temps à se querelleret à dévaster le pays environnant. La fin de la guerre de lasuccession d’Espagne faisant craindre une intervention del’Angleterre, de la Hollande et de l’Autriche dans les affaires;du Nord, Pierre envoie le prince Kourakine à la Hâve, pourdemander la garantie de ses conquêtes sur la Suède en échanged’un secours contre la France. On fait un accueil assez froidà son ambassadeur ; la conduite des alliés en Poméranie n’apas été pour engager les gens à faire cause commune aveceux ! Et l’année se termine par une défaite complète del’armée saxo-danoise, qui a suivi dans le Mecklembourg le
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