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Pierre le Grand : l'education - l'homme - l'oeuvre; d'après des documents nouveaux / K. Waliszewski
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L’APOGÉE. — EN FRANCE.

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léger signe de tête. Un portrait de la Tsarine, très ressemblant,que d’Antin a réussi à se procurer et qu’il a placé au-dessusd’une cheminée, a paru lui faire grand plaisir. Il a dit à cesujet des choses très aimables, et, au fond, son absence decourtoisie n’est qu’un restant de timidité et de sauvagerie, caril s’amende peu à peu à cet égard ; vers la fin de son séjour,allant de maison en maison, accueillant toutes les invitations,il arrivera à se montrer parfait même avec les dames. A Saint-Ouen, chez le duc de Tresmes, où se trouveront un grandnombre de charmantes « voyeuses », il oubliera sa « fierté » , semettra en frais. On lui nommera l’une d’elles, qui est la mar-quise de Béthune, fille de son hôte, et il la priera de se mettreà table avec lui.

Paris aura fait son œuvre.

Il sera convenable, quoi qu’on en ait dit, sinon très galant,à Saint-Cvr, avec madame de Maintenon. On connaît le récitde Saint-Simon, reproduit nombre de fois, devenu classique :l’irruption inopinée dans la chambre, l’examen silencieux etbrutal. Dans la biographie qu’il a jointe à l’édition des lettresde madame de Maintenon publiée par Santreau de Marsy,Auger confirme ces détails et veut même que la curiosité etl’irrévérence du Tsar se soient étendues à la nièce de celle quifut la femme du grand Roi : « La voyant un jour (madame« de Caylus) dans une assemblée et apprenant qui elle était,ii il alla droit à elle, la prit par la main et la regarda beau-« coup(l). « Les légendes les plus invraisemblables ne sontpas pour étonner l’historien ; l’étonnant est qu’Auger n’ait paslu cette lettre de madame de Maintenon comprise dans sonrecueil : « En ce moment, — la lettre est à l’adresse de ma-« dame de Caylus, —M. Gabriel entre et me dit que M. Bel-« legarde me mande qu’il veut venir ici après dîner, si je le« trouve bon, c’est-à-dire le Tsar. Je n’ai osé dire que non, et« je vais l’attendre dans mon lit. On ne me dit rien de plus.« Je ne sais s’il faut l’aller recevoir en cérémonie ; s’il veut

(i) I, ccxxxv.