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Pierre le Grand : l'education - l'homme - l'oeuvre; d'après des documents nouveaux / K. Waliszewski
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LOEUVRE.

ii voir la maison, les demoiselles; sil entrera au choeur; je« laisse tout au hasard.Le Tsar est arrivé à sept heures du« soir. Il sest assis au chevet de mon lit; il ma demandé si« jétais malade. Jai répondu que oui. 11 ma fait demanderh ce que cest que mon mal. Jai répondu : Une grande vieil-li lesse avec un tempérament assez faible. Il ne savait que me« dire, et son truchement ne paraissait pas mentendre. Saii visite a été fort courte. Il est encore dans la maison, maish je ne sais. Il a fait ouvrir le pied de mon lit pour me« voir. Vous croyez bien quil en aura été satisfait (1). »

Le 11 juin, date à laquelle lentrevue a lieu, après un moisde séjour à Paris, Pierre nétait plus lhomme des incongruitéspar trop fortes quon lui a gratuitement prêtées en cette cir-constance. Assurément, il se trouvait encore mieux à laise endehors des élégances et des cérémonies de cour ou de salon.Tout à fait à son aise aux Invalides, dont il traitait les hôtesen camarades, goûtant leur soupe et les caressant familière-ment. A la Monnaie, lon frappait devant lui une médaillecommémorative de son séjour en France; à lImprimerieroyale, au Collège des Quatre-Nations, à la Sorbonne, lonprenait prétexte de sa présence pour agiter le problème de laréunion des deux Églises; à lObservatoire, chez le géographeDelisle, chez loculiste anglais Woolhouse, qui le faisait assis-ter à une opération de la cataracte, il paraissait en visiteurun peu trop nerveusement et bizarrement curieux, mais intel-ligent, avide de savoir et suffisamment courtois. Aux docteursde la Sorbonne, il répond, poliment et modestement, quilnest pas assez instruit de la matière par eux traitée, quil aassez à faire de gouverner son empire et de terminer sa guerreavec la Suède, mais quil sera heureux de les voir entrer encorrespondance, à ce sujet, avec les évêques de son Église- Ilfait bon accueil au mémoire quils lui remettent ultérieure-

(1) li juin 1717, t. V, p. 205. Voy. aussi dans le même sens les Mémoires demadame de Créquy, une nièce du maréchal de Tessé (t. II, p. 9), dune authen-ticité douteuse, il est vrai. Daprès Dangeau (t. XVII, p. 101 et 104), la visite duTsar à Saint-Cyr a été discutée et réglée à lavance dans tous ses détails.