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Pierre le Grand : l'education - l'homme - l'oeuvre; d'après des documents nouveaux / K. Waliszewski
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L’APOGÉE. — EN FRANCE.

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mencement donné à l’établissement de relations diplomatiquesrégulières entre les deux pays. Le malheur s’attache, de partet d’autre, au choix du personnel chargé d’y pourvoir. Pierreayant exprimé le désir de voir à Pétersbourg, en qualité d’en-voyé français, M. de Yerton, dont l’humeur et le tempéramentlui ont plu, M. de Verton est nommé et muni d’instructions.Il va partir, quand on l’arrête ; ses créanciers le conduisenten prison. La représentation des intérêts français sur les bordsde la Néva restera confiée à La Vie, qui n’a pas de quoi payerle port de ses lettres ! Et la Russie est maintenant représentéeà Paris par le baron de Schleinitz, que de cruelles épreuvesguettent aussi.

D’ailleurs, le néant du traité du 2 septembre apparaîtrabientôt aux yeux de tout le monde. L’année suivante, en 1718,pendant que Schleinitz lie conversation avec Cellamare, laFrance entre avec l’Angleterre, l’Empereur et la Hollandedans la quadruple alliance contre l’Espagne, les alliés se pro-mettant assistance mutuelle jusqu’à la fin de la guerre duNord. A Berlin, l’envoyé français, comte de Rotembourg, tra-vaille à la conclusion d’un traité entre la Prusse et l’Angle-terre, une paix particulière entre la Prusse et la Suède devanten résulter, moyennant la cession de Stettin. A Stockholm,enfin, Campredon négocie tranquillement le renouvellementdu traité de 1715 !

La Russie et la France se trouvent ainsi ouvertement dansdes camps opposés. De part et d’autre, il est vrai, on répugneà l’idée d’un état d’hostilité déclarée. On se ménage, onéchange même des politesses. Pierre songe à Constantinople,où l’envoyé de l’Empereur est en train de proposer à la Porteune alliance contre la Russie, et le Régent, songeant, de soncôté, à la possibilité d’une réalisation des idées de Goertz endehors de la France, permet à de Bonac, dont le crédit auprèsde la Porte est grand, de prêter inain-forte au prince Dach-kof. Le Tsar demande au Roi d’étre le parrain de sa filleNathalie, et le Régent répond à cet acte de courtoisie en don-nant à Schleinitz l’assurance que Campredon sera désavoué.

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