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Pierre le Grand : l'education - l'homme - l'oeuvre; d'après des documents nouveaux / K. Waliszewski
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L’APOGÉE. — EN FRANCE.

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u occasions permettent de juger si le Roi peut avec sûreté« prendre des engagements avec ce pi'ince et les exécu-« ter. »

L’attente sera vaine jusqu’à la mort de Pierre. On ne feraplus que piétiner sur place. A un moment, Campredonpourrase croire près d’obtenir gain de cause. Au commencementd’août 1724, la nouvelle d’un règlement pacifique de ses dif-férends avec la Turquie, auquel de Bonac a puissammentcontribué, met le Tsar en joie. En sortant de l’église où unTe Deum a été chanté, il embrasse l’envoyé français et lui faitentendre des paroles pleines de promesses : « Vous avez été« toujours un ange de paix pour moi ; je ne suis pas un ingrat,« et vous allez vous en apercevoir. » En effet, quelques joursaprès, la porte de la légation française est prise d’assaut parles ministres du Tsar, qui portent des visages épanouis : lesouverain a cédé sur tous les points, même sur l’admission del’Angleterre au traité à signer avec la France, ce qui a constituéjusqu’à présent un des principaux écueils de la négociation.L’alliance est faite. Hélas! ce n’est qu’une fausse joie. Un nou-veau temps d’arrêt se produit d’abord avant l’échange dessignatures. Jusqu’à la fin de novembre, Pierre et son entou-rage sont tellement absorbés par l’affaire Mons qu’il n’y a pasmoyen de les aborder. D’ailleurs, pour rencontrer Ostermann,Campredon a chaque fois à risquer la vie en traversant laNéva : pas de pont, et le fleuve charrie des glaces! Et quandles communications sont rétablies et qu’une conférence peutêtre réunie, il se trouve qu’il n’y a encore rien de fait. LeTsar a de nouveau changé d’avis et ne veut plus entendre parlerde comprendre l’Angleterre dans le traité. Qu’est-il arrivé?Une chose très simple : envoyé à Paris pour remplacer Dol-gorouki, Kourakine s’est plu à son nouveau poste, et, pour yrester, il s’est attribué des succès diplomatiques imaginaires,qui ont provoqué les effusions du souverain russe envers Cam-predon et ses dispositions conciliantes. Il est allé jusqu’à luidonner l’espoir d’un mariage possible de la Tsarevna avecLouis XV en personne, qui ne veut plus de son Espa-