CHAPITRE II
RÉFORME MORALE. - INITIATION INTELLECTUELLE.
I. Les mœurs. — La thèse slavophile. — Les mœurs idylliques de l’ancienneRussie. — La réalité. — Grossièreté et sauvagerie. — Le brigandage. — Tri-vialité brutale des mœurs domestiques. — La boisson. — Les rixes sanglantes.
— Absence d’idéal moral. — L’œuvre de Pierre. — Le fonds moral qu’iltrouve pour l’entreprendre. — Incohérence et mesquinerie des premières ten-tatives. — La réforme du costume. — Progrès ultérieurs. — La réforme ducalendrier. — Tendances libérales du nouveau régime. — La grande réformedomestique. — La suppression du terem. — Où ira la femme en en sortant?
— Pierre crée la vie mondaine par oukase. — Les assemblées. — Insuffisancedes résultats obtenus au point de vue du développement de la sociabilité. —Motifs. — Pierre est trop peu homme du monde iui-mème. — Absence d’unecour donnant le ton à la société. — Le ton qui règne dans l’entourage du sou-Vêfétin n’est pas celui de Versailles. — Grossièreté des habitudes qui s’y main-tiennent. — Les fêtes officielles à la maison de Poste. — Les bals du jardind’été. — Une réception du corps diplomatique à Péterhof. — Dissolution etcynisme des mœurs. — Corruptions superposées. —Le changement est surtoutsuperficiel. — Une grande révolution morale est pourtant accomplie. —L’école de l’exemple. — II. Renseignement. — Les établissements scolairesdu grand règne. — Audace et largeur des principes théoriques. — Indécisionet pauvreté des applications pratiques. —L’enseignement général et l’ensei-gnement professionnel. — Les écoles primaires et les écoles de liantes études.
— Les lacunes. — Le manque d’élèves. — Envoi de jeunes gens à l’étranger.
— Résultats médiocres. — La Russie reste tributaire de l’Europe. — L’Aca-démie des sciences. — La vraie école du grand règne. — Encore l’exemple. —III. V initiation intellectuelle . — La langue nouvelle. — Les livres. — Uncommencement d’archives et de bibliothèque. — Les musées. — L’entrée gra-tuite. — Une école des beaux-arts. — L’art didactique. — Le théâtre. — Lapresse. — Aperçu général.
I
Les mœurs .
Les écrivains slavophiles font volontiers aujourd’hui desmœurs de l’ancienne Russie un lumineux et séduisant tableau,